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Rencontre avec le Maire de Menton

par DIRPA 3 Juin 2008, 11:47 LA DEFENSE DES RETRAITES


Les Unions confédérales de retraités CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP et
la FSU poursuivent leur programme de travail dans les Alpes Maritimes

Audience auprès de Monsieur le maire de Menton, Jean Claude GUIBAL, en date du 30 mai 2008

La Délégation intersyndicale est représentée ce jour par Robert Dumont (CGC), Alain Tiberti (FSU), Guy Muller (FO).


 

        Monsieur Guibal est très conscient des difficultés rencontrées par la population qui a un revenu moyen de 1300 euros et doit faire face à la cherté des prix de l’alimentation et des loyers. Lorsque le prix à la construction atteint 5 à 6000 euros le mètre carré, la solvabilité des habitants de Menton est fortement atteinte. L’image donnée par la ville aux visiteurs extérieurs est fausse (comme dans de nombreuses autres villes du littoral). Les parisiens ont une image idyllique alors que notre économie reste basée sur le commerce, l’artisanat et le tourisme. L’absence d’industrie explique la faiblesse des revenus de la population.

        Nous abordons donc l’ensemble des sujets spécifiés dans notre sollicitation :

Logement :

Il y a une crise profonde du logement liée au prix du foncier ce qui induit une crise du prix du logement en général et du logement social en particulier :

-         Le foncier constructible disparaît ce qui conduit la municipalité à acquérir des terrains pour les céder à des promoteurs sous forme de bail emphytéotique (à l’issue de la durée du bail la construction revient à la ville). Il faut geler la valeur du patrimoine communal.

-         Depuis 4-5 ans un message est envoyé aux promoteurs afin qu’ils conservent 20% des programmes sous forme de PLS réservés aux actifs et aux retraités. Les PLS peuvent aussi être regroupés dans un seul immeuble. En cas de non réalisation une amende de 80 000 euros est exigée par logement non construit. 15 à 20 programmes de constructions ont accepté ces conditions à ce jour.

Logement et SRU :

Monsieur Guibal donne plusieurs informations importantes sur les particularités de sa commune. Particularités qui rendent impossible (selon lui) l’application de la loi SRU, ce qui explique le taux de 8% de logements sociaux à Menton. La superficie de la ville est restreinte à 14 050 hectares. La loi SRU ne concerne pas les communes de moins de 3500 habitants. La préservation des richesses du patrimoine est recherchée pour garantir une dimension humaine à la ville. Par ailleurs, 45% des actifs travaillent à Monaco, transformant la commune en ville dortoir.

Les retraités qui viennent à Menton du Piémont trouvent des prix inférieurs à ceux de Milan ou de Turin. Ils recherchent, comme les parisiens de petites surfaces de 25 à 30 mètres carrés. Tandis que les actifs recherchent des surfaces beaucoup plus grandes…

Toutes ces contradictions offrent l’occasion au maire de qualifier la situation de sa ville de « baroque ».

La municipalité réagit en favorisant l’accession sociale dans des programmes de deux immeubles vendus entre 2500 et 3200 euros le mètre carré. Pour éviter que l’acquéreur ne réalise une plus value rapide les contrats prévoient une restitution de la plus-value si la vente intervient moins de dix ans après l’achat. Cela ne représente que 150 logements réalisés.

Des échanges d’appartements de grande surface sont aussi effectués entre les occupants de grands immeubles HLM (barres du Suillet) qui sont occupés par des couples devenus sans enfants et qui recherchent de plus petites superficies.

 



Personnes âgées et dépendance :

Le CCAS est chargé d’appliquer une politique de maintien à domicile via l’aide à domicile et les plateaux repas. Une seule personne aurait demandé une aide au titre du logement la ville l’aurait acquis contre une rente viagère.

La maison de retraite doit être envisagée en dernier recours car elle entraîne une forte régression de la personne concernée. Sa dépendance étant affichée elle devient encore plus dépendante en une sorte de cycle infernal.

Qui peut par ailleurs payer le prix exigé par les maisons de retraite ?

Il faut éviter la dépendance et Monsieur Guibal explique le soutien qu’il apporte aux nombreuses associations qui donnent du lien à ses concitoyens. Il est difficile à un Mentonnais de ne pas appartenir à une ou plusieurs d’entre elles tant elles sont variées. Une thématique regroupant des originaires d’autres régions ou déployant des activités spécifiques offre de nombreuses possibilités de distractions aux personnes âgées. Menton a conservé ses caractéristiques de gros village.

Menton dispose de 7 maisons de retraite « que je visite sans prévenir quiconque ». Je constate que les résidents sont accompagnés par leurs parents quotidiennement ou plusieurs fois par semaine qui leur rendent des visites régulières. Cette proximité est impossible dans les grandes structures plus éloignées des villes.

A l’occasion de la récente campagne électorale il y a eu un débat sur l’implantation d’une maison de retraite de 400 places dont 50% auraient été destinées aux habitants hors de la commune de Menton. Et dont les « bénéficiaires » étaient de ce fait éloignés de leurs parentèle ce qui accentuerait leur dépendance.

Monsieur Guibal affirme que pour lui la maison de retraite doit être systématiquement médicalisée.

Fiscalité locale :

Monsieur Guibal précise que les taux sont stables depuis 12 ans. Il redoute devoir être contraint à une augmentation car les charges salariales des communes progressent de 4,5% par an ce qui entraîne des tensions budgétaires de plus en plus importantes.

Transports :

La seule gratuité concerne les anciens combattants. Le tarif unique de 1 euro est un tarif léger. Nous pensons lors des appels d’offres lors de l’achat de bus neufs à exiger : climatisation et plancher bas.

L’action en faveur des handicapés consiste à privilégier le transport à la demande par minibus spécial.

 

Au cours de l’entretien nous avons rappelé qu’une des conséquences de la réforme du système des retraites est la diminution du montant des pensions  (carrières incomplètes, décotes). Leur faible augmentation, inférieure à l’inflation n’arrangeant rien. De ce fait, cette évolution, qui va toucher les femmes en majorité, risque d’amener toujours plus de personnes à solliciter une assistance pour leurs vieux jours, assistance qui pour l’instant dépend largement des Ccas, donc des communes. M. Guibal est conscient de ce problème qui va peser sur les budgets communaux.

 

Pour la délégation : Guy Muller 

 

 

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commentaires
L

bonjour je vous ecrit car j'ai fait une demande pour avoir un hlm plus grand car actuellement nous vivons a 6 dans un 3 pieces se n es plus vivable et cela fait 3ans que sa dure et malgré mais
nombreux appelle en mairie
donc je veu bien croire l article mais en tout cas pour moi ce n es pas du tout le cas j aimerai savoir se que je doit faire pour pouvoir enfin avoir une chambre et une pour la derniere qui
doit  partager sa chambre avec ces 2 soeurs car j ai aussi un garcon et je ne veu pas mettre 1 fille avec lui merci si quelqu un peu m aider car la vraiment je desespere merci


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