Audience Intersyndicale des Retraités auprès de la Préfecture des Alpes Maritimes du 6 mars 2008
CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC et la FGR-FP
Toutes les organisations syndicales de retraités ont manifesté devant les grilles du CADAM dès 14 heures le 6 mars. La journée de protestation était organisée
par l’ensemble des organisations syndicales sur un mot d’ordre national. L’objectif était d’obtenir une augmentation immédiate des retraites et pensions. En effet le compte n’y est pas, si face à
une hausse des pensions de 1,1%, la hausse du coût de la vie atteint les 2,8% sur les 12 derniers mois. Une distribution des tracts récapitulant les revendications était organisée à l’entrée de
la cité administrative.
un coup de pouce immédiat est exigé
Nous avons été reçus ce jour par Monsieur Dobsik, chef de cabinet du préfet à 15 heures. Nos doléances ont été reprises avec une mise en perspective de certaines
particularités de notre Département :
- valeur exorbitante du
prix des logements, avec une conséquence sur les loyers et le prix demandé pour l’hébergement en maison de retraite,
- grand nombre de petites
retraites dont le nombre ne peut qu’augmenter dans le futur avec des modalités de malus lorsque les carrières sont incomplètes, surtout pour les femmes
- la hausse du coût de la
vie provoque des carences alimentaires et diminue la qualité de vie de bon nombre de retraités, dont le nombre de suicides des plus de 60 ans, démontre la réalité,
- les petites retraites
dont la moyenne nationale est de l’ordre de 1044 euros ne permettent pas de payer un séjour en maison de retraite. Elles supposent une aide alimentaire familiale provenant de personnes elles
mêmes souvent touchées par les effets de l’inflation,
- l’inflation des
matières premières et de l’énergie accentue les pertes de pouvoir d’achat,
- chaque communiqué de
l’INSEE apporte une nouvelle contribution à une inflation dont le rythme augmente chaque mois. Cette inflation est passée de 1,5 à 2,8 mais elle atteint 3,4% dans l’Europe entière.
- Le traitement
différencié des petites retraites pour lesquelles une provision de 200 euros est prévue pour 500 000 personnes, alors qu’il y a 4 millions de petites retraites autres et d’un niveau de 700
euros, n’est absolument pas compris.

Un tour de table offre la possibilité à chaque organisation syndicale d’exprimer son point de vue. J’ai noté les convergences et le souci de chacun de
compléter sans redites inutiles les points non encore traités. On peut dire que la réunion de ce jour était une parfaite représentation de l’état d’esprit unitaire des participants.
Serons nous entendus ? Notre interlocuteur a fidèlement noté chaque point de l’ordre du jour. Il s’est engagé à faire remonter l’expression de l’émotion
manifestée par les représentants des retraités ce jour. Mais après avoir été écoutés, serons nous entendus ? C’est tout le problème et immédiatement l’intersyndicale a décidé de programmer
une rencontre au siège de la CFDT le 31 mars. Il s’agira de tirer les enseignements de notre démarche après les élections municipales.
Guy Muller