LA DEFENSE DES RETRAITES

Vendredi 16 octobre 2009

L’Intersyndicale des retraités des A.M à la rencontre de la population et à la préfecture

 

         Dans le cadre de leur journée nationale d’action du 16 octobre 2009, l’Intersyndicale des retraités a organisé un rassemblement avec distribution de tracts et signature d’une pétition sur  le marché de la Libération à Nice.

 

 Les organisateurs de la manifestation du jour

 

         De 9 heures à midi,  150 retraités mais aussi quelques actifs,  ont pu faire connaître leurs revendications et récolter plusieurs centaines de signatures. Ils ont pu dialoguer avec les nombreuses personnes qui faisaient leurs courses et ont accueilli très favorablement leur action.

        
Du monde devant notre stand

L’après-midi une délégation composée de Mme Pallano-Ellena (CGT), MM Muller (FO), Marmontelli (FGR/FP), Guerrin, (CFDT) et Tiberti (FSU) a été reçue à la préfecture des AM par Mme Jeffrault-Dupuy, chef de cabinet du préfet.

 

La délégation après sa rencontre à la Préfecture

        
Après avoir remis la déclaration commune qui reprend les revendications nationales, la délégation a insisté sur certains points particuliers :

         - Le décrochage du montant des pensions par rapport à l’inflation, le renchérissement de l’accès aux soins médicaux, la hausse des impôts locaux entraînent la paupérisation d’un grand nombre de retraités dont 40%  vivent dans les AM, en dessous du seuil de pauvreté. L’allongement de la durée des cotisation et le système de décote vont accentuer ce phénomène.

         - Dans notre département cela est aggravé par le coût élevé des loyers et le manque de logements sociaux, conséquence du non respect de la loi SRU. A ce sujet Mme Jeffrault-Dupuy  intervient pour préciser que le préfet entend faire respecter la loi et infliger les pénalités prévues aux communes qui ne la respecteraient pas. Dont acte!


Monsieur Tiberti développe notre argumentaire

       
- Les places en maison de retraites son en nombre insuffisant dans le secteur public pour les personnes à faible revenu et d’un prix exorbitant (entre1800 € et 10000 € mois dans le privé). Réserver 20% des places pour les bénéficiaires de l’aide sociale dans les structures privées en échange d’un permis de construire n’est pas satisfaisant.

        - Les pistes suivies par le COR (capitalisation, système par point, allongement de la durée de cotisation… sont dangereuses). Outre les risques de crise boursière, d’accentuation du chômage des jeunes, de manipulation des systèmes de calcul des points, elles ne tiennent pas compte des spécificités de notre pays. La France a une démographie relativement dynamique et le vieillissement de la population est moins marqué qu’ailleurs. Toutefois la remise en cause de certains aspects de sa politique familiale (maternelles) risque de perturber cet avantage.

        - Il ne faut pas stigmatiser les personnes âgées assimilés parfois à des « inutiles budgétivores ». Sans eux le tissu associatif français serait dangereusement démuni et la fracture sociale bien plus béante.



          Force est de constater qu’après près de 60 années de progrès social qui ont permis l’amélioration notable du sort des personnes âgées les signes d’une régression sont malheureusement perceptibles .

          Or l’argent ne manque pas : les sommes dues par l’Etat (20 milliards d’€) à la Sécurité Sociale (part de taxes ou exonérations de charges non compensées) égalent son déficit !

Et que dire des niches fiscales et autres exemptions… ces cadeaux ont un prix et on ne peut toujours présenter la facture aux plus modestes.

 


Alain TIBERTI

Par DIRPA
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Mardi 13 octobre 2009

INTERSYNDICALE des Retraités des Alpes Maritimes

CFDT, FO, CFE-CGC, FGR-FP, UFROS-CGT

 



Les retraités poursuivent leur mobilisation

Les organisations syndicales de retraités CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, CGT, UNSA et la FGR-FP se sont réunies et ont fait le point sur le contexte général marqué par le développement du chômage et par l’affaiblissement de la protection sociale dont sont bénéficiaires les retraités comme les salariés.

 

Elles affirment que les retraités, comme les salariés, n’ont pas à subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Unanimement elles demandent au gouvernement de répondre aux revendications prioritaires des retraités :

* le maintien de leur pouvoir d’achat largement affecté par les hausses de prix enregistrées en 2008 et la suppression de la revalorisation des pensions pendant le 1er trimestre 2009 ;

* un effort particulier envers les retraités ayant les revenus les plus modestes ;

* l’annonce officielle de l’abandon du projet de décret gouvernemental libéralisant et augmentant le coût de l’hébergement dans les maisons de retraite publiques et à but non lucratif et donc du reste à charge, créant des disparités entre personnes hébergées et consolidant les inégalités territoriales ;

* la publication rapide de mesures concrètes mettant fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux, à la mise en place effective et généralisée de permanences de soins de qualité ;

* une répartition équilibrée des professionnels de santé sur tout le territoire ;

* l’amélioration des réponses à la hauteur des besoins des personnes en situation de perte d’autonomie à leur domicile et en établissement sur la base d’une organisation nationale collective et solidaire.

 

Au plan du Département des Alpes Maritimes, l’Intersyndicale déplore :

-     L’inapplication de la loi SRU qui entraîne un déficit de 9% de logements sociaux (11% de logement sociaux au lieu de 20%),

-     L’importante hausse des impôts locaux (19% pour la seule ville de Nice),

-     Le non respect du schéma gérontologique départemental (2006-2009) qui est passé de 2 200 places en maison de retraite à 1 300 et dont l’application est retardée de 3 ans.

 

Les organisations syndicales ont décidé de poursuivre leur démarche unitaire afin d’obtenir des réponses concrètes aux besoins réels des retraités et demandent au ministre des affaires sociales une entrevue pour exposer leurs revendications communes.

Elles appellent les retraités à se mobiliser lors de la journée commune d’action prévue le 16 octobre.

 

Nice, le 24 septembre 2009

 




Rassemblement le 16 octobre de 9 heures à midi au marché de Nice Libération

Par DIRPA
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Lundi 13 juillet 2009

Le Bien Vieillir

Au musée des Arts Asiatiques de Nice

Trésors du Bouddhisme au pays de Gengis Khan

Du 5 juin au 15 novembre 2009

http://mullerdirpa.over-blog.com/article-33745776.html

 

Au Forum Grimaldi de Monaco

Les Trésors des Romanov

Du 11 juillet au 13 septembre

En parallèle vous pouvez visiter St. Petersbourg et l'Hermitage
http://mullerdirpa.over-blog.com/album-1420023.html

INTERSYNDICALE DES RETRAITES des

ALPES MARITIMES

CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP, UFROS-CGT

 

 Cagnes, le Chateau

Rencontre entre Monsieur NEGRE, Maire de CAGNES du 30 mai 2009.

et MM. Mazzi et Marmontelli, pour l’Intersyndicale.

 

                Le rendez-vous était fixé pour le 30 mai 2009 à 8 heures…nous y étions à l’heure et Monsieur NEGRE également…Celui-ci nous a reçu seul.

            Après une présentation sommaire, et un « embryon » de présentation de notre démarche, Monsieur NEGRE, sans doute soucieux de nous démontrer que ses réponses ont bien plus de valeur que des questions que nous n’avions pas encore posées, engage ses propres positions.

 

Le Logement

Monsieur Negre  fait d’abord état de la très forte pression exercée concernant le logement par une demande croissante de personnes étrangères au département.  Il distingue 2 catégories : les personnes « riches », en particulier des retraités, recherchant une résidence sur la côte, mais aussi des actifs de régions sinistrées en recherche d’emploi et de logement. Ces derniers pensant que « crise pour crise », elle sera moins dure à supporter sur la Côte d’Azur !

            Monsieur NEGRE aborde ensuite le problème du logement social et indique qu’il y a à Cagnes sur Mer un manque très fort de logement social…le prix du foncier en étant la cause principale. La Loi SRU n’est atteinte qu’à 5 %.

            Pour pallier cette carence, Monsieur NEGRE indique qu’il impose à tout programme ou projet de construction un taux de logement social supérieur à 20 % pour tenter de rattraper le retard. Il fait aussi état d’un programme de logements sur un terrain en bordure de Cagnes qu’il ne pourra réaliser, les contraintes de sécurité liées aux zones inondables réduisant de façon drastique les surfaces constructibles et rendant de ce fait le projet financièrement irréalisable.

            Concernant toujours les logements sociaux, le Maire indique qu’il a créé une commission d’attribution de ces logements à laquelle il ne participe pas personnellement ; mais il précise aussi que face au problème de la mixité sociale, il souhaiterait que les communes soient beaucoup plus impliquées dans le choix des résidents.

            Un satisfecit que s’octroie Monsieur NEGRE cependant : la résolution du problème par sédentarisation que représentait les « nomades » (gens du voyage) installés à demeure sur la commune et la réhabilitation des immeubles de logements sociaux situés à proximité de la gare SNCF.

            En bref, Monsieur NEGRE constatant que les limites de la commune ne sont pas élastiques, souhaite faire : « de la ville sur la ville ».
.

 Le domaine du Loup

Personnes Agées

 En ce qui concerne les PERSONNES AGEES : Monsieur NEGRE indique que son Conseil Municipal  consulte régulièrement le Conseil des Seniors.

 

Maisons de Retraite

Il précise que Cagnes sur Mer a une Maison de Retraite publique « CANTA AZUR » et qu’il existe un projet de 2ème maison de retraite publique ; il indique aussi imposer aux promoteurs de résidences privées un quota de 15 % de places réservées à l’ Aide Sociale…c’est la simple application de la Loi !

 

Maintien à Domicile

Sur l’Aide au Maintien à Domicile, Monsieur NEGRE nous précise que cela représente l’activité principale du CCAS de la commune, qu’il existe un Foyer Logement avec des tarifs différenciés, que le recensement des personnes âgées isolées est très suivi, et que ces personnes font l’objet d’une attention particulière.

 
Cagnes, la vieille ville

Divers

Monsieur NEGRE nous informe enfin qu’il accorde une aide importante aux Associations d’aide aux démunis : Resto du Cœur et Croix Rouge essentiellement, en logeant gratuitement ces Associations.

           

In fine…Monsieur le Maire nous remercie (vers 9 heures 30 et au terme de son monologue) en regrettant que nous n’ayons pas répondu à ses questions !

 

Jean Mazzi

Par DIRPA
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Jeudi 2 juillet 2009

INTERSYNDICALE DES RETRAITES des

ALPES MARITIMES

    CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP, UFROS-CGT

   


La délégation avec MM. Muller, Mazzi, Tiberti et Mme Jaquillard

Audience du 12 juin 2009 auprès de Monsieur Jean Paul DAVID  en Mairie de Nice.
La délégation syndicale est représentée par Thérèse Jaquillard, Jean Mazzi, Guy Muller et Alain Tiberti

 

Notre dernier courrier du 14 avril 2009 a finalement eu une fin heureuse. Notre interlocuteur précédemment Président du Conseil Général et devenu Maire de Nice, nous a fait recevoir par Jean Paul DAVID  chargé des relations avec le monde syndical.

Nous avons présenté notre intersyndicale, son rôle de lien entre les adhérents retraités et le monde associatif, politique et institutionnel. De plus nous avons développé la problématique qui a conduit nos recherches aux cours de ces dix-huit mois jusqu’à notre conférence de presse du 26 mars 2009 ainsi que le résultat de nos différentes rencontres avec les élus qui ont bien accepté de nous recevoir.

Monsieur DAVID nous a expliqué les raisons de retard apporté à notre rendez-vous (problèmes de courriers, de la maîtrise pour l’interlocuteur de l’ensemble des problèmes recensés…) Il se présente comme la personne désignée par Monsieur ESTROSI pour être à notre écoute et faire remonter dans les conseils municipaux nos interrogations et nos questions.

 
Monsieur Jean-Paul David

LE LOGEMENT                                 
Monsieur Estrosi est conscient du retard apporté dans la relance sociale en matière de logement. Il a demandé à la Communauté Urbaine d’inscrire le logement dans ses priorités et d’y mettre des moyens lourds (État, Conseil Général, Communauté Urbaine) Il en est de même pour la répartition géographique La volonté de Monsieur le Maire est de bâtir une ville habitable, où l’on peut mieux vivre ensemble.

 Alain Tiberti souligne notre inquiétude par rapport à la vente des logements sociaux. Monsieur David développe la politique sociale de la Ville de Nice. La vente des logements permet d’en reconstruire ailleurs, de permettre l’accession à la propriété à un prix favorable, d’éviter des délocalisations et de créer une dynamique de quartier.

 

Monsieur DAVID souligne que les transferts des compétences à la Communauté Urbaine permettent la mise en place d’une volonté commune et une vision cohérente qui s’organise autour de trois points :

-         Comment on organise le logement ?

-         Comment on l’organise dans le département ?

-         Comment on répond aux demandes ?

 

Le deuxième enjeu en matière de logement social concerne : la prise en charge du vieillissement. En effet Monsieur ESTROSI  tient sur ce sujet un discours propre à la Ville de Nice. Lors de la visite de Luc CHATEL Nice s’est positionnée comme ville pilote en la matière.

 

En instaurant un seul interlocuteur, la Communauté Urbaine, la réponse apportée en matière de logement est plus cohérente et rapide. Les superpositions antérieures ont disparu.

 
un membre de la délégation en situation délicate

L’HÉBERGEMENT DES PERSONNES AGEES

 Un gros effort de restructuration est mené depuis quelques années de façon à ce que les maisons de retraites ne soient plus des hospices.

Le Conseil Général répond au manque de places en autorisant l’ouverture d’établissements privés à condition de réserver un nombre de lits fixés par convention pour des personnes ayant des ressources modestes ( 20%) Cette pratique règle les problèmes des « petits budgets » sans faire appel à la collectivité. Le pourcentage fixé est pérenne et selon Monsieur DAVID satisfaisant. Le CCAS assure le contrôle et le placement ces personnes

 

Pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer la Fondation Claude Pompidou et la Mutualité française vont édifier un établissement sur l’emplacement de l’ancien hospice Dabray.  Madame Chirac parraine le projet. Dans l’immédiat l’établissement de la rue des Orangers assure un accueil de jour à vocation thérapeutique.  Le soutien aux familles et le transport des patients sont également assurés par le CCAS

  La Ville de Nice essaie de répondre vite aux problèmes que posent le placement de la personne âgée. Dans les mois qui viennent de bonnes nouvelles seront apportées dans ce domaine.

 

Si le placement en établissement ne concerne que 10% de la population des personnes âgées, le maintien à domicile pose un véritable problème (organisation, coût, personnel qualifié…..)

Les CLIC, organisés en 4 zones dans la ville, sont de véritables lieux de coordination et d’information. En permanente évolution par rapport aux nouvelles technologies ils sont le véritable et nouveau champ de l’aide à domicile dont on ne mesure pas encore toute la  portée.

Dans la construction de la Communauté Urbaine, et dans tous les domaines, la règle de base est la commune et la proximité. La commune doit rester la porte d’entrée et le lieu de proximité. Monsieur ESTROSI y tient.

 

Concernant le plan canicule, les personnes isolées déjà recensées sont suivies toute l’année. La territorialité des CLIC permet une remise à jour de la vigilance ainsi que la sensibilisation d’un quartier, du voisinage, des administrations avec le soutien des associations et des bénévoles.

 
POUVOIR D’ACHAT

 Les CCAS assurent le soutien des personnes en difficulté ayant un faible pouvoir d’achat. C’est un grave problème actuel et dans les années à venir pour les collectivités locales.

Les réponses apportées en matière de politique sociale dépassent le cadre de cet entretien.

 

LES HANDICAPES

La Ville de Nice a mis en place une politique du handicapé dans la ville. Le CCAS a initié un programme de transport à la carte (transport individualisé sur dossier médical).  Pour 1€  MobiAzur assure le transport des handicapés dans la ville et à la demande (prévenir par téléphone, délai un à deux jours)

Monsieur DAVID souligne que si l’accès dans les services publics reste à améliorer, l’intégration du problème dans le plan de relance va en améliorer les délais de réalisation.

La Ville de Nice a conduit une politique en matière de stationnement et essaie d’intégrer la notion du handicap au quotidien.

 

LA FISCALITE

Monsieur ESTROSI a fait procéder à un audit qui dans ses conclusions a démontré la nécessité d’une forte augmentation de la fiscalité municipale. Monsieur le Maire a veillé à ce qu’elle soit le plus modérée possible, malgré les contraintes des réalités. C’est une politique fiscale de modération et elle le sera encore plus dans les années à venir.

Le passage à la Communauté Urbaine a permis de dégager des fonds de l’État pour les écoles, la voirie…sans toucher à la fiscalité.

Le problème de la taxe professionnelle est abordé Pour le moment il n’y a aucune réponse:: entreprises ? Collectivités territoriales ? mais certainement pas les ménages

 

Au cours de l’entretien Monsieur DAVID nous a vivement conseillé de nous rapprocher de Madame Dominique ESTROSI, pour évoquer concrètement la loi SRU et les prévisions de constructions sociales.

Thérèse Jaquillard

L'Intersyndicale félicite la mariée et lui présente ses "meilleurs voeux de bonheur"

Par DIRPA
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Mercredi 8 avril 2009


La baisse continue du pouvoir d’achat des retraités dans les Alpes Maritimes.

 

La montée du mécontentement des Salariés et Retraités, qui s’exprime dans les sondages (› 70 %), et  par les milliers de manifestants à Nice comme ailleurs, est évidemment due au décrochage de notre pouvoir d’achat et à la volonté ressassée depuis des années par le pouvoir, de persister dans la même voie de paupérisation de nos catégories.

 

1. Les hausses de prix.

 

La hausse des prix au niveau national a été stigmatisée par l’enquête publiée par le bulletin de la FGR FP 69 en février dernier dans  un article documenté sur les produits de première nécessité de 2000 à 2006. Les constats sont identiques dans le 06 : Baguette : + 85 %. Laitue : + 118 %. Café ; + 64 %. Lait 1 l : + 183 %. Chou vert : + 97 %. Beurre : + 66%. La baisse ainsi caractérisée de notre pouvoir d’achat  nous a forcés à réduire notre train de vie,  qui était simplement décent auparavant.

 


Hard discount :
beaucoup d’entre nous ont cru efficace de « faire jouer la concurrence libre et non faussée » comme nous le prêchent les chantres du Marché mondialisé.

Nous avons donc fait notre deuil des Grandes Enseignes, jadis moins chères que le commerce de proximité, et de nos habitudes d’achat, pour des moyennes surfaces qui ne sont souvent que des annexes des Grandes Enseignes européennes. Mais ce recours a été rendu vain par la hausse des prix dans ces magasins, mise en évidence dans l’enquête publiée par QUE CHOISIR de février 2009 :

Coût d’un panier de 46 produits : En 2006: 43,32 €. En 2008 : 49,24€ ; soit : +13% en 2 ans.

 


Le réajustement de nos pensions,
indexé depuis 2002 sur le Coût de la vie évalué par le pouvoir, de +7, 015% en 6 ans a connu par contre des progrès dérisoires. Écart scandaleusement disproportionné par rapport à la hausse réelle des prix à la consommation des ménages. A quand une indexation de nos retraites sur des paramètres plus réalistes et pourquoi pas sur les salaires ?  

 Nous, les Retraités, du Public et du Privé, dont les retraites sont augmentées de moins de 2% par an, sans dégrèvements, bouclier fiscal reconduit ou cadeaux divers, mais avec des rajustements à la baisse « pour trop perçu »!!!

 

2.  Dans les Alpes Maritimes.


QUE CHOISIR
a enquêté sur une Enseigne de hard discount qui a limité sa hausse nationale à 12%. Dans le 06, les 7 plus grandes enseignes de Hard Discount ont augmenté leurs prix de 9 à 18 %.   

Pour l’une des plus répandues, dans  trois points de vente importants, les hausses dépassent la moyenne nationale, déjà forte dans les proportions suivantes :

Antibes : + 14, 66 % ;  Nice : + 11, 92 % ; Villeneuve-Loubet : + 9, 07 %.

Même dans cette Grande Surface la hausse atteint et dépasse le double de la hausse des pensions.

La même Enseigne pratique des hausses comparables dans les départements voisins :

Fréjus : + 6,25 ; Digne : + 4,43. Soyons assurés que si nous allions faire nos achats dans ces départements, l’ »autorégulation du marché » ferait rattraper cet écart dans les hausses et nous y retrouverions nos prix du 06. Nos pensions, elles, n’évoluent toujours pas.

Les prix sont libres, les retraites encadrées. Autrement dit, même là, même dans le 06, même sur des choix de vie plus étriqués, notre pouvoir d’achat est en baisse.

 
Nous apprécions bien sûr le travail d’enquête qu’effectuent les bénévoles de « Que choisir ? » qui constitue la base indispensable de notre réflexion. Mais les alignements de prix – certains disent ententes -, ne rendent-ils pas vaine la liberté de choix du consommateur ?

 

 

A chacun son Casino !

Que faire?

Et si nous faisions déboucher notre ressentiment, qui est un sentiment d’injustice, sur des actions avec des objectifs clairs, en synergie entre retraités et actifs ? C’est ce que s’est proposé la FGR 06, en dynamisant les convergences dans l’Intersyndicale, les actions vers la population, sur les marchés, par conférences de presse, courriers aux élus. Le prochain congrès départemental de la FGR 06 évaluera et affinera ces revendications et ces actions sans bien sûr s’en interdire de nouvelles.

 

Gérard FALANDRY

                                                                                                                        

Par DIRPA
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Vendredi 6 mars 2009

La situation du logement en Côte d’Azur

 

L’INSEE vient de publier en décembre 2008 un important document. Il est entièrement consacré au logement dans la Région PACA, mais il contient en outre des données particulières, concernant la Côte d’Azur.

 

Ce dossier d’une quarantaine de pages apporte d’intéressantes informations pour toutes les organisations qui travaillent dans ce domaine. Vous en trouverez ci-après les enseignements au plan social et au plan des personnes âgées.

 

Nice, vue d'avion

Les données générales


Avec 2,7 millions de logements dont 676 000 en Côte d’Azur, la région PACA est fortement urbanisée par rapport à la moyenne nationale :

-         les maisons individuelles représentent seulement 27% du nombre de logements en Côte d’Azur, contre 56% en France Métropolitaine et 42% en PACA,

-         les logements collectifs représentent 73% de l’habitat en C.A, contre 44% en France Métropolitaine et 58% en PACA.

 

Si la surface des logements s’est améliorée partout, elle demeure la plus faible en Côte d'Azur, sans doute du fait du prix des logements.

 

-         En France Métropolitaine alors que les logements d’une à deux pièces ne représentent que 18% du parc, la Côte d’azur en dispose d’une énorme proportion de 34%. Plus forte proportion de PACA et de France.

-         Il en résulte une faiblesse importante pour les logements de 5 pièces qui atteignent les 35% en France Métropolitaine et seulement 13% en Côte d'Azur.

 

Plus de la moitié des occupants sont propriétaires sans qu’une différence puisse être notée entre les chiffres nationaux, régionaux et locaux. L’étude indique que les retraités sont propriétaires pour les trois quarts d’entre eux contre 10% seulement des moins de 30 ans. Mais la proportion des retraités dans la Région est très supérieure à ce qu’elle est en moyenne nationale puisque 44% des propriétaires sont retraités. Un autre tableau représente le phénomène d’accumulation patrimonial qui progresse avec l’âge. Les paliers sont les suivants :

-         moins de 30 ans   : 12 à 16% sont propriétaires,

-         de 30 à 39 ans     : 44 à 43%

-         de 40 à 49 ans     : 59 à 52%

-         de 50 à 64 ans     : 67 à 62%

-         au-delà de 65 ans : 72 à 76%

La décroissance du nombre de locataires suit la même pente inversée.

 

Les couples représentent 66% des propriétaires alors que les familles monoparentales ne sont propriétaires qu’à 42% en CA, mais seulement 33% en moyenne nationale.

 

Les ménages ouvriers ou employés sont deux fois moins souvent propriétaires que les cadres et professions intellectuelles supérieures

 

Les éléments qualitatifs des logements


On estime généralement (norme définie à l’Insee) qu’il faut une pièce de séjour pour le ménage, une pièce par couple ou adulte seul et une pièce par enfant (ou une pièce pour deux enfants s’ils sont de même sexe ou ont moins de 7 ans). Par rapport à cette norme indicative, 59 % des ménages de la région ont au moins une pièce de plus dans leur logement, 29 % ont un logement adapté et 12 % sont en situation de surpeuplement. La part des ménages vivant dans des logements surpeuplés est supérieure à celle de la France (9 %). Elle est plus faible dans l’agglomération avignonnaise (8%) mais concerne près d’un ménage sur cinq sur le littoral azuréen où 21% des logements sont surpeuplés.

Les appartements sont trois fois plus souvent suroccupés que les maisons individuelles.

 

Les logements sont pour 8% d’entre eux de mauvaise qualité contre 5% pour l’ensemble de la France. En dépit du prix de la construction en C.A, 60% des vitrages sont défaillants, contre 40% en France Métropolitaine. Sur de nombreux plans nos habitations se révèlent avoir des défauts supérieurs à la moyenne nationale, y compris pour le chauffage !

La qualité des logements s’améliore avec le temps sauf pendant la période 62-67 où la qualité a marqué une régression.

Les propriétaires (87%) sont nettement plus satisfaits de la qualité de leur logement que les locataires (50 à 63%).

Les nuisances sonores et la sécurité des quartiers sont très au dessus des moyennes nationales.

 

L’insécurité des quartiers est à 8% contre 5% en moyenne nationale. Le département des Alpes Maritimes est, il faut le rappeler classé au 3ème rang national, pour les statistiques de criminalité. Le sentiment d’insécurité ressentie est important pour les personnes âgées.

 

La qualité de l’air, la présence d’espaces verts sont des critères placés nettement au dessus de la moyenne nationale. Là encore on constate les dégâts causés à l’environnement par une urbanisation mal maîtrisée et l’absence de réserves foncières. Les municipalités sont elles conscientes de ces problèmes ?

 
Nice : musiciens, rue Hérold

Coût du logement et niveau de vie

D’une région à l’autre, les prix d’achat moyens des logements varient de façon importante. Ainsi, ils sont beaucoup plus faibles dans les autres régions de Province (157 000 €) qu’en Paca (201 000 €).

Les ménages accédants récents des autres régions de Province ont le même revenu moyen que celui de Paca et bien que le prix d’achat soit nettement plus faible, ils empruntent également sur 18 ans.

Leurs mensualités sont donc plus faibles : 740 € contre 860 € en Paca.

Les prix d’achat de l’île de France sont les plus élevés : 251 000 € en moyenne pour ces logements achetés récemment. Ces ménages acquéreurs ont un revenu moyen de 4 030 € et des mensualités de 1 030 €. Seule la durée d’emprunt est sensiblement la même qu’ailleurs : 17,6 ans


Un endettement de près de 20 ans
pour acquérir une maison ou un appartement : les ménages de Paca ayant acheté une maison individuelle récemment, l’ont achetée pour environ 231 000 €, pour une surface moyenne de 110 m2. Il s’agit de ménages ayant des revenus mensuels assez élevés : 3 470 €. Ils remboursent des mensualités de 1 000 € et ont emprunté sur 19 années en moyenne. En Province hors Paca, les prix des maisons individuelles achetées récemment sont de 163 000 €.

Le loyer moyen dans le secteur libre était en 2006 de 517 €, soit 10 % de plus que dans les autres régions. Les écarts dans la région sont importants : de 480 € dans l’agglomération avignonnaise à 537 € sur le littoral azuréen. Les loyers en secteur libre sont supérieurs de 60 % aux loyers en secteur

réglementé, cet écart est de 48 % au niveau national et de 70 % dans la région urbaine Marseille-Aix en-Provence.

Les loyers décroissent avec l’ancienneté d’occupation : ainsi un nouveau locataire paye un loyer de 32 % supérieur à un locataire installé depuis plus de 12 ans. Ils sont naturellement fonction de la qualité du logement : un logement de bonne qualité coûte 18 % de plus qu’un logement de mauvaise

qualité. La qualité du logement n’est cependant pas le facteur le plus important puisqu’en moyenne un logement de mauvaise qualité en secteur libre du littoral azuréen est plus cher de 10 % qu’un logement de bonne qualité en secteur libre au niveau national.

 
Nice : musiciens rue Gounod

Les ménages locataires en difficulté de paiement des loyers

187 000 ménages, soit 22 % des locataires, ont connu au cours des 24 derniers mois des difficultés de paiement. Ce sont à 42 % des ménages d’une ou deux personnes sans enfant. Il est cependant à noter que 40 % des familles monoparentales sont dans ce cas.

La part de ménages ayant des difficultés est plus élevée dans la région qu’au niveau national ou qu’en Île-de-France, et ceci pour les trois aires locales étudiées. Ceci s’explique en partie par la relative faiblesse du parc HLM de la région, contraignant les ménages à se loger dans le parc privé. Les logements HLM représentent 10 % des logements, contre 14 % pour l’ensemble des régions de France métropolitaine et 12 % hors Île-de-France.

En conséquence, les délais d’obtention d’un logement HLM sont plus longs dans la région.

Les ménages de paca vivant en logement HLM ont pour moitié d’entre eux attendu plus d’un an avant d’obtenir leur logement, ce délai n’ayant concerné que 40 % des ménages français. Les revenus des ménages ayant connu des difficultés de paiement sont inférieurs de 42 % à ceux de l’ensemble des ménages. Le montant du loyer représente 30 % de leur revenu alors que l’ensemble des ménages consacrent en moyenne 20 % de leurs revenus en loyer, charges et remboursement de prêt.

 

Le reste à vivre après paiement du loyer et charges

C’est la partie la plus intéressante du document car il donne de nombreuses indications sur les revenus et sur ce qu’il en reste après déduction du coût du logement. Avec 1436 euros de revenu contre 1462 en France Métropolitaine, la Côte d’Azur ne se distingue guère de la moyenne nationale. Mais lorsque l’on examine quelle est la proportion du revenu consacré au logement par les ménages on constate qu’alors que la moyenne nationale est de 26%, elle est de 31% sur le Littoral.

Lorsque l’on approfondit l’examen en descendant dans l’échelle des ressources l’écart s’accroît encore :

 

-   Les ménages pauvres sont ceux qui ont un revenu disponible de moins de 817 € par mois par unité de consommation. En Paca, le revenu moyen des ménages pauvres est de 750 € par mois. Leurs dépenses de loyer sont de 260 € en moyenne, auxquelles il faut ajouter 50 € de charges. Leur taux

d’effort brut est de 41,3 %. Du fait des aides au logement, qu’ils sont 41,9 % à percevoir, leur taux d’effort net est largement inférieur : 28 %. Cependant, une fois payées les dépenses de logement, malgré les aides au logement, il ne leur reste que 540 € disponibles en moyenne PACA.

Sur la Côte d’Azur, le reste à vivre est un reste à survivre de 440 euros seulement, le plus faible de France car la moyenne nationale est de 590 euros..

Sur les trois zones de la région, les ménages pauvres du littoral azuréen ont le taux d’effort net le plus élevé (33,3 %), suivi de la région urbaine Marseille-Aix-en-Provence (30 %).

 

-  Les ménages modestes sont ceux qui ont un revenu disponible compris entre 817 € par mois et 1 089 € par mois par unité de consommation.

Les ménages modestes de Paca ont un revenu moyen de 1 300 € par mois. Leurs dépenses de logement ne sont pas plus élevées que celles des ménages pauvres. Ils sont 38 % à percevoir des aides au logement. Au final, leur taux d’effort net est de 19,2 %, soit nettement moins que celui des ménages pauvres (28 %). Il leur reste 1 050 € disponibles après leurs dépenses de logement et la perception des aides au logement.

Les ménages modestes de Paca ont un taux d’effort net qui est supérieur à ceux des autres régions de Province (19,2 % contre 12,0 %) en raison de dépenses de logement légèrement supérieures. Par contre, il est plus faible que pour les ménages modestes d’Île-de-France (22 %), ceux-ci ayant les dépenses de logements les plus élevées.

Les ménages modestes du littoral azuréen et ceux de la région urbaine Marseille-Aix-en-Provence ont un taux d’effort net d’environ 20 %.

 

MENAGES PAUVRES

France Métropolitaine

Côte d’Azur

Revenu mensuel du ménage hors

aides au logement

770

660

Loyer ou remboursement d'emprunt

240

230

Charges (hors eau et énergie)

40

60

Proportion de bénéficiaires d'aides

au logement

42,1%

35,9%

Aides au logement (bénéficiaires)

230

200

Aides au logement (ensemble)

100

70

Effort brut

36,4%

43,9%

Effort net

23,4%

33,3%

Reste à vivre

590

440

Effectif

2 960 000

69 000

MENAGES MODESTES

 

 

Revenu mensuel du ménage hors aides au logement

1330

 

 

1320

Loyer ou remboursement d'emprunt

220

240

Charges (hors eau et énergie)

40

70

Proportion de bénéficiaires d'aides

au logement

37.3

28.4

Aides au logement (bénéficiaires)

180

180

Aides au logement (ensemble)

70

50

Effort brut

19.5%

23,5%

Effort net

14,3%

19,7%

Reste à vivre

1140

1060

Effectif

5 241 000

101 000

MENAGES PLUS AISES

 

 

Revenu mensuel du ménage hors

aides au logement

2 920

 

2890

Loyer ou remboursement d'emprunt

330

340

Charges (hors eau et énergie)

40

80

Proportion de bénéficiaires d'aides

au logement

7,9%

6,4%

Aides au logement (bénéficiaires)

160

170

Aides au logement (ensemble)

10

10

Effort brut

12,7%

14,5%

Effort net

12,3%

14,2%

Reste à vivre

2560

2480

Effectif

18 162 000

320 000

 

En conclusion la recherche d’informations permettant de situer la véritable place des Alpes Maritimes vis-à-vis des comparables nationaux est enrichie par cette étude. En ce qui concerne la situation des ménages pauvres l’écart part rapport au niveau national est énorme !

C’est bien l’insuffisance des revenus qui est à l’origine de la disparité avec la moyenne nationale 660 euros contre 770.


Nice : la vieille ville

Un reste à vivre de 440 euros c’est bien peu après un prélèvement de 33% contre 23% en moyenne nationale. C’est bien le coût du foncier qui est responsable, par l’importance de ses prélèvements, d’une importante diminution du niveau de vie des habitants de la Côte d’Azur.

Le soleil se paie très cher.

 

Guy Muller

Par DIRPA
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Lundi 2 mars 2009

Intersyndicale des retraités des Alpes Maritimes

CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP et FSU

 

 

 

RETRAITÉS FLOUÉS

 

TOUS DANS L’ACTION LE 19 MARS

 

 

« Je préserverai le pouvoir d’achat des retraités ». Cet engagement du candidat en 2007 n’est pas tenu par le Président élu. Le 18 février il n’a annoncé que des mesures ponctuelles et des miettes pour quelques retraités.

Retraites et pensions n’ont pas été revalorisées, en 2008, à la hauteur de la moyenne annuelle de l’inflation qui a atteint 2,8%.

Sur plusieurs points (réversion, minimum vieillesse) les engagements présidentiels n’ont pas été tenus ou bien ont été réduits. A chaque fois, les retraités les plus modestes sont les plus concernés.

D’autre part le report au 1er avril de la revalorisation 2009 fait perdre trois mois aux retraités.

Comme les salariés, les retraités sont durement touchés par la crise qui met à mal la cohésion sociale et la solidarité. Cette solidarité entre actifs et retraités est la base du système de retraite par répartition qu’il faut à tout prix préserver.

C’est pourquoi les organisations syndicales de retraités CGT, CFDT, FO, CFE/CGC, CFTC, FSU, la FGR-FP et l’UNSA Retraités revendiquent, afin de compenser les retards accumulés, une revalorisation supplémentaire des retraites au-delà de la stricte application de la loi et un effet rétroactif au 1er janvier 2009.

Les retraités ne sont pas qu’un coût, ils sont un des moteurs du développement économique de la société et, comme tels, revendiquent les moyens de vivre dignement, comme des citoyens à part entière, avec un pouvoir d’achat préservé.

 

Les retraités, à l’appel de leurs organisations syndicales, seront à nouveau dans la rue le 19 mars. Ils exprimeront ainsi leur solidarité naturelle avec les salariés et les chômeurs sur les bases de la plate forme revendicative retenue par les organisations syndicales.

 

Nice le 2 mars 2009

 

Contacts USR

UTR-CFDT - 12 Bd. Delfino 06000 - Nice  -  Tel : 0493552675

USR-FO - 63 Bd. Gorbella – Nice – 06100 – Tél 0492097040

UNAR-CFTC - 13 Rue des Ecluses St Martin – 75483 Paris Tél : 0144524917

UNIR-CFE-CGC - 81 Rue de France – 06000 – Tél : 0493888688

FGR-FP - 8 Avenue de la Madelon – Nice – 06100 – Tél : 0493984744

SFR-FSU – 264 Bd. De la Madeleine – Nice – Tél : 0493446154

Par DIRPA
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Jeudi 8 janvier 2009

 Un Chéret du Palais Sarde

La chasse aux vieux est ouverte

 

Les vieux coûtent trop cher ! C’est sur cette constatation qu’une émission de FR3 puis un rapport de la Cour des Comptes ont remis le couvert en qualifiant les personnes âgées de privilégiées. Un autre sondage vient d’y ajouter la pierre de la lapidation en décrivant l’âge d’or comme atteint entre 65 et 70 ans. Suite à ce sondage, le journal Le Monde du 1er décembre titre « le bonheur est il réservé aux sexagénaires ? » en en commentant les conclusions.

Toutes ces attaques sont trop fréquentes et trop ciblées pour n’être qu’un effet du hasard.

Mais affirmer ce n’est pas prouver ! Les retraités et les personnes âgées auraient bien tort de ne pas riposter à des attaques simultanées et qui ne peuvent qu’encourager d’autres offensives.

 

L’émission de FR3 sur les privilèges comportait donc un volet consacré aux personnes âgées. L’inévitable François de Closets était présent voguant toujours sur son premier succès de librairie « Toujours plus ». Il faut dire qu’il a donné des aliments intellectuels à l’offensive visant à donner toujours moins en une période largement marquée par les effets de la mondialisation. Ce sont ces considérations qui ont aidé au démantèlement des frontières, repoussant les solidarités nationales, grâce à l’extension de l’idéologie libérale. Toutefois pour lutter à armes égales contre l’Inde et la Chine, il eut fallu que ces pays respectent leur population, en tissant quelques liens de protection sociale.

Les seniors qui étaient présentés dans le reportage étaient loin d’être représentatifs de l’ensemble des personnes âgées. Les images les montraient en vacances à l’étranger, en thalassothérapie, vigoureux et jeunes comme dans les publicités. Rien n’était dit sur les 500 000 personnes au minimum vital, ni sur les 4,5 millions de personnes soumises au minimum contributif. Pour ces deux catégories qui représentent 40% des personnes âgées rien n’était dit. 

 

Le rapport de la Cour des Comptes s’appuie, lui, sur une erreur fondamentale de projection puisqu’il établit que les seniors ont des revenus du patrimoine moins taxés, qu’ils consomment moins et acquittent donc moins de TVA, etc.. Les seniors gagneraient de ce fait presque autant que les actifs lorsque l’on inclut les revenus du patrimoine !

La Cour des Comptes nous assène une vérité stupéfiante : après 40, 45 ans d’activité les personnes âgées auraient accumulé quelques biens ! Notons que les propriétaires dans notre pays ne représentent que la moitié de la population. Mais la Cour de Comptes est composée de fonctionnaires donc de salariés, y compris dans la personne de leur Président qui trouvent parfaitement normal, de gagner plus en vieillissant. Les promotions, les avancements consacrent bien une évolution tout au long d’une carrière. Que cette évolution soit favorable aux intéressés, tout le monde trouve cela normal, comme il est naturel qu’entre une personne recrutée au premier jour et un conseiller d’Etat en fin de carrière il y ait une différence ! La conséquence des différences salariales est donc de préparer les plus âgés des salariés à accumuler plus que les jeunes. Lorsque le salarié âgé franchit en une journée la frontière entre temps de travail et temps d’inactivité, il se trouve changé au plan statistique. Il devrait en conséquence entrer en guerre contre lui-même. On voit où conduisent de telles billevesées qui n’ont qu’un but c’est de désigner une catégorie à la vindicte publique. Les périodes de crises sont riches en effet pour la création de boucs émissaires chargés de la diversion de l’opinion.

Grâce aux revenus du patrimoine le revenu des retraités serait proche de celui des actifs ! Les prélèvements sur la consommation avantagent les plus de 60 ans qui achètent des produits faiblement taxés comme les médicaments ou les livres !! Pas un seul mot pour intégrer la multitude des restes à charge dentaires et optiques, ni des dépassements d’honoraires, ni la multiplication des franchises médicales et hospitalières, ni des surcoûts liés aux cotisations mutualistes.

Il semble aussi que les vieux achètent des voitures, des vacances et paient le restaurant à leur famille. Dans tous ces cas la TVA atteint des niveaux exceptionnels.


   
Face à ce conte de fées il faut réagir :

-   les retraités n’ont pas un prélèvement pour frais professionnels de 10%, plus ils gagnent et plus ils paient,

-  ils paient plus d’impôts au plan des revenus du patrimoine.

Les impôts sur le patrimoine sont passés de 27% en 2007 à 30,1% en 2009, soit  une augmentation de 11,5% en deux ans,

-          avant d’être retraités ils ont acquitté plusieurs impôts sur leur revenu de l’époque,

-          ils ont aussi payé leur impôt du sang au titre des guerres ou au titre du service militaire.

    A combien peut-on évaluer la perte de 12 à 28 mois de service militaire, service   aujourd’hui supprimé au bénéfice des plus jeunes ?

La Cour des Comptes oublie que des enveloppes hier défiscalisées ne le sont plus désormais : PEA et PEG soumis à la CSG et au RDS. Ce constat légitime divers manquements de l’Etat à ses promesses. Et là il n’existe aucune différence entre les actifs et les retraités.

En 2008 l’instauration d’un prélèvement à la source double le montant des prélèvements de l’année. Ces impôts concernent l’ensemble des revenus issus de loyers, actions et obligations. Lorsque la baisse de l’immobilier et de la bourse seront intégrées au bilan de la Cour de Comptes elle devra sérieusement revoir ses chiffres. La tendance à créer des caisses de retraites par capitalisation aggrave ce processus. Depuis deux ans les patrimoines ont en effet entamé une chute qui doit ravir la Cour des Mécomptes.

Enfin les seniors sont des accélérateurs dans les transactions car ils paient comptant. La faiblesse de leur part en TVA ne tient pas compte des repas familiaux et de leurs dépenses en faveur de leurs petits enfants.



Le bonheur des sexagénaires
est le paramètre le plus triste du constat. Car si les jeunes voient leur sentiment de bien être diminuer de 20 à 50 ans, la remontée de ce sentiment (vers les 65 ans) n’augure rien de bon dans les techniques de gestion humaine des entreprises. Que la vieillesse puisse inspirer de l’envie à des personnes jeunes montre une grave situation de stress au sein du salariat. Le film « la grande bouffe » décrivait comment on pouvait résumer une vie en l’abrégeant rapidement en un week-end. Il est exact que dans de trop nombreuses entreprises les modifications incessantes de leurs structures occasionnent des mobilités imposées. Des couples peuvent être rapidement détruits par un éloignement provisoire. De là, à les faire vouloir accélérer la rapidité de leur avancée en âge, il y a un manque de sagesse. Que chacun puisse profiter du temps présent c’est ce qui importe le plus. Les techniques de marketing présentent le naufrage de la vieillesse comme une arrivée à un port resplendissant ! Les jeunes pensent que les vieux sont heureux alors qu’ils ont tous les maux liés à leur âge. Leurs facultés auditives, leur vue, leurs organes accusent de nombreux maux dont ils ne se plaignent pas. Mais vouloir vieillir le plus rapidement possible pour parvenir au nirvana entre 65 et 70 ans, alors là il fallait le faire ! Rien n’est dit en guise d’avertissement que dans cette tranche d’âge la moitié de la population a disparu : il suffit d’observer la pyramide des âges pour voir l’infléchissement marqué à ce niveau. Comme par hasard, ce constat survient au moment même où le Parlement vient de décider de prolonger l’activité entre 65 et 70 ans !

 Ces sexagénaires qui exagèrent vivent au contact de leur famille dont ils gardent et éduquent les enfants. Il permettent à la machine économique de tourner libérant les adultes. Ils font tourner des associations qu’ils gèrent, ainsi que de nombreuses copropriétés. L’ensemble des actes qui donnent du lien à une société est oublié. La notion de PNB ne tient nullement compte des garderies évitées, des devoirs contrôlés, des transports lors des sorties d’école, des vacances avec les petits-enfants, des repas assumés. Lorsque je lis que la TVA acquittée est faible c’est ramener les vieux à leur seul couple, alors qu’ils assument bien des tâches non comptabilisées. En Afrique noire l’entraide est naturelle entre générations, en Asie les vieux sont respectés, en Occident il sont considérés comme surnuméraires. Dans ces conditions on ne comprend pas les obstacles mis à leur disparition, eux qui doivent aller à l’étranger, pour obtenir un résultat sûr !



    

La guerre des âges ignore la notion de processus

La recherche de boucs émissaires permet d’entretenir une guerre entre les citoyens, qui peuvent ainsi avoir l’impression qu’un remède existe à leur portée pour réduire les inégalités. Par une invite orientée, une focalisation sur l’assiette du voisin, permet de trouver un dérivatif aux préoccupations du peuple. Cependant la ficelle est un peu grosse lorsqu’elle est aidée par la statistique. Ainsi, on découpera des tranches d’âges de 5 en 5 %, pour en déduire que les vieux n’ont aucune racine et sont une catégorie à part. Or les seniors retraités ont bien auparavant été des seniors en activité ! C’est oublier l’existence d’un long processus qui conduit les jeunes à la vieillesse et que ce sont les mêmes personnes qui endossent un habit différent de par l’écoulement du temps. Ces batailles qui font rage pour savoir quel est l’âge de la majorité légale, pénale, l’âge de départ à la retraite ou celui de reprendre le travail après la retraite, montre une absence complète de connaissance de la vie de la part de statisticiens devenus fous. La vie est un processus de construction ou de destruction. Actuellement, en s’en prenant un jour à des êtres en construction dès 12 ans, puis en prolongeant indéfiniment la durée du travail, on ruine la base même de la construction. Il faudrait au contraire des fondations plus solides qu’hier pour donner de l’élan à une personnalité en construction dont la durée de vie est plus longue. La politique du bouc émissaire a ses limites car ceux qui agissent par l’intermédiaire des lois oublient que ces lois émanent de personnes qui n’ont qu’une connaissance partielle de ce qu’est un processus. Ils peuvent détruire d’un côté ce qui est en construction de l’autre côté. Le processus d’accumulation reproché aux vieux trouve son origine dans la nécessité prônée par les pouvoirs publics d’épargner pour sa retraite : logements, plans d’épargne, assurances, etc.

 

Guy Muller

 

 

L’Intersyndicale des Alpes Maritimes s’est prononcée à l’unanimité sur ce texte le 11 décembre 2008

    

 

 

Par DIRPA
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Mercredi 24 décembre 2008


La Défense des Intérêts des Retraités vous présente ses meilleurs souhaits de joie et de bonheur et surtout de bougeottes sportives et culturelles à l'occasion de la nouvelle année 2009

Entretiens avec Monsieur Jean-Michel Galy


Monsieur Galy - Coderpa



Monsieur Galy est en charge de la politique municipale de la ville de Nice vis-à-vis de la population des personnes âgées.

Universitaire, Maître de Conférence en Civilisation ancienne à l’Université de Nice Sophia Antipolis, le Professeur Galy est chercheur au Centre de Recherche d’Histoire des Idées, auteur de nombreux ouvrages Le Linceul de Pourpre (1990) sur les Civilisations du Proche-Orient et la Civilisation grecque, Quête d'éternité : les chemins de l'au-delà dans l'Antiquité (1998) sur l’idéologie de la mort dans les Civilisations Antiques, La Raison dans le Miroir du Rire (2003) sur Aristophane et l’ancienne Comédie Grecque.

 

Il a également publié nombre d’articles dans les Annales de la Faculté des Lettres de Nice ainsi que dans les actes des colloques auxquels il a participé, citons notamment ses communications sur, les Poètes Lyriques grecs (Colloque sur le Romantisme et la Grèce, Athènes 1994), la Création de l’homme en Mésopotamie et en Égypte (Les Origines de l’homme d’après les anciens thème du Vème congrès international sur la Pensée Antique en 1998) ou encore Les origines de Rome dans les cahiers de l’UNIA en 2003/2004.

Assurant de nombreuses conférences à l'université inter-âges, Il anime aussi l'association Arts et Vie par des conférences et forums sur la Grèce. Son dernier forum avait pour thème Athènes et l'invention de la démocratie en novembre 2008.

 

 



Le Coderpa du 19 décembre a été pour l’essentiel centré sur une visite longtemps attendue. En effet le Coderpa a toujours entretenu une relation suivie avec le CCAS de la ville de Nice. En témoigne la participation massive des membres du Coderpa lors de l’inauguration de la maison des seniors au mois de juillet.

 

Monsieur Galy exprime sa satisfaction d’être parmi les représentants des syndicats et associations des Alpes Maritimes. Il s’excuse d’avoir retardé sa venue et s’engage à entretenir la meilleure relation possible avec les représentants des retraités. Un tour de table est alors organisé par Robert Dumont afin de faire remonter les thèmes des préoccupations les plus importantes manifestées par les présents.



De ce tour de table :

-         l’accessibilité à certains services publics était évoquée : poste St Barthélemy , gare SNCF..

-         puis des problèmes plus sérieux étaient traités tel celui des emplois de proximité (emplois Borloo). Ce qui entraînait un large débat sur les formations Greta, les diverses habilitations, le niveau des rémunérations, le turn over, la multiplicité des conventions collectives,

-         le thème des seniors se bougent comportait une réponse immédiate « nous envisageons des implantations de body-boomers ». La pratique d’un sport lent de 10 à 20 minutes par jour augmente la vitalité des personnes âgées. Nice aura bientôt des appareils implantés.

-         La mise en service de moyens de transport à la demande des handicapés est réaffirmée et ce service fonctionne depuis quelques jours.

 

Monsieur Muller se déclare heureux des investissements réalisés par la ville et dont les personnes âgées profiteront. En cette période de fêtes de fin d’année, il est bon de donner un satisfecit, pour les opérations les plus marquantes réalisées par la ville au cours de l’année 2008 :

-         l’inauguration de la maison des seniors, bien sûr,

-         l’inauguration de 4 cyber-espaces dans différents quartiers de la ville,

-         l’inauguration du parc de 15 hectares Estienne d’Orves,

-         l’inauguration du parc de 5 hectares de La Clua,

-         l’inauguration du musée Masséna.



Monsieur Galy - DIRPA

Le 21 décembre, Monsieur Galy a bien voulu reçevoir Monsieur Muller en ses bureaux de la rue Alexandre Mari. Il s'agissait de traiter des thèmes d'intérêt commun déjà abordés par la Défense des Intérêts des Retraités et Personnes Agées. Il suffit de consulter ce site pour voir la diversité des thèmes abordés et l'importante place tenue par la municipalité de Nice.
Monsieur Muller a représenté lors de chaque inauguration l’ensemble de ses mandants et a élargi notablement l’audience d’autres actions de la municipalité ; Boucles pour les visites dans les quartiers niçois ; inaugurations d’expositions au Musée Chéret, au musée des Arts asiatiques, au musée Masséna. Des présentations d’artistes et de sculpteurs Janniot, Chéret, Van Donguen ont animé systématiquement notre première page. Toutefois, une fois l’exposition passée, la page est retirée pour faire place à la manifestation suivante. il serait bon d’établir une relation suivie avec la ville pour informer à l’avance nos lecteurs des expositions programmées. Monsieur Galy est d’accord pour créer un lien avec le service des actions culturelles. 


En ce qui concerne la pratique de sports lents à l'aide d'appareils de fitness implantés dans des jardins et donc en plein air, Monsieur Muller adhère totalement à la démarche de la ville. Tant mieux si Nice devance Menton dans cette affaire ! J'ai soutenu ce projet dans toutes les rencontres avec les maires et ai donné les références des villes pilotes en France et des constructeurs d'appareils. L'image des personnes âgées est souvent fausse. Si 18,5% des anciens vivent en maison de retraite et pendant les dernières années de leur existence, nous devons penser aux autres, les 81,5% qui conservent une activité. Cette activité est souvent employée au service de leur famille, d'associations de bénévoles et à leur développement intellectuel et culturel.


Monsieur Galy aborde la campagne « les seniors se bougent » pour lesquels il emprunte une démarche volontariste. Bien sûr les conditions climatiques de la ville offrent de meilleures perspectives d’utilisation des équipements que les villes de la région parisienne. L’exemple donné par les personnes âgées contribue à maintenir des liens intergénérationnels. Il est par ailleurs parfaitement informé des divers appareils susceptibles d’être implantés. Les informations du site DIRPA ont été consultées et appréciées.

Les actions communes de défense du niveau de vie sont plutôt du domaine de l’intersyndicale, tout comme la relation avec les CCAS depuis l’instauration de rencontres avec les maires.

Mais un autre axe de travail est nécessaire pour atténuer la tristesse de certains thèmes ou l’âpreté de certaines revendications. La DIRPA souhaite élargir au domaine culturel ses articles. 


Il s’informe sur la notoriété des sites et leur fréquentation. Compte  tenu du nombre de connexions annuelles ce nombre serait compris entre 2500 et 5000 en fonction du nombre de connexions (un visiteur peut consulter dix fois par an ou 20 fois par an). Donc ce nombre exact est difficile à donner en revanche le nombre d’articles consultés est nettement supérieur au nombre de connexions, chaque visiteur lit 2 à 3 articles. La pente de progression actuelle est par ailleurs très forte, puisque la Défense des Retraités n'a qu'une année d'existence.


Le tram a permis de moderniser plusieurs quartiers dont la Place Masséna

La Défense des Intérêts des Retraités vous présente ses meilleurs souhaits de joie et de bonheur et surtout de bougeottes sportives et culturelles à l'occasion de la nouvelle année 2009

Guy Muller

Par DIRPA
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Mercredi 12 novembre 2008

INTERSYNDICALE des Alpes Maritimes

CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP- FSU

Conclusions des entretiens

avec les maires des Alpes Maritimes

La grille des entretiens a été construite en Intersyndicale. Deux des maires des villes les plus importantes n’ont encore pas répondu : Nice et Antibes.

L'intersyndicale en réunion de travail

Pouvoir d’achat des retraités : le plus faible de France

Un article récent de Médiapart fournit  une  explication concernant l'absence de tout plan permettant le  maintien, ou l'installation, des salariés dans les communes des Alpes Maritimes. C’est l’une des conséquences d’un libéralisme échevelé et d’une spéculation immobilière fulgurante. L'effet le plus immédiat en est l’appauvrissement des actifs qui consacrent une part trop importante de leur revenu aux loyers ou à l’achat. Les personnes âgées qui ont des ressources beaucoup plus faibles trouvent des loyers indexés qui grimpent beaucoup plus vite que leur pension. Pour fixer les idées, l’augmentation des pensions et retraites est de 2% par an au maximum, alors que l’augmentation des prix du foncier est de 10% par an (doublement en 7 ans) !

 Où vit-on le mieux en France ?
Trois enquêtes récentes publiées en 2007/2008 convergent en donnant le dernier rang du classement national à notre Département. A notre connaissance après ce constat aucune réaction n’a été enregistrée des pouvoirs publics pour l’infirmer. En conséquence les municipalités essaient de réparer au cas par cas les graves dégâts causés par un libéralisme économique non maîtrisé.

Selon l’INSEE, rapport publié en octobre 2007

C’est en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et en Alsace que les niveaux de vie médians sont les plus élevés. Dans l’Ouest, les inégalités de revenus sont les plus faibles, alors qu’elles sont les plus fortes en Ile-de-France.

Les taux de pauvreté sont les plus élevés en Languedoc-Roussillon, en Provence - Alpes - Côte d’Azur, dans le Nord et en Seine-Saint-Denis. Dans le Nord, les Bouches-du-Rhône et en Seine-Saint-Denis, les familles nombreuses sont particulièrement touchées, ce qui entraîne une pauvreté plus fréquente des enfants. Dans les départements les plus ruraux, la pauvreté frappe plus souvent les personnes âgées.

Selon le secours catholique sur la situation des plus de 60 ans la pauvreté des personnes âgées a été bien enrayée dans les années 60, mais aujourd’hui, avec l’évolution modérée du montant des retraites et l’augmentation du coût du logement, particulièrement marquée dans certaines régions ou agglomérations, les personnes âgées redeviennent un public sensible qui, outre les difficultés financières, est souvent touché par l’isolement.

En PACA, les loyers moyens sont élevés, particulièrement dans le parc privé. Le Secours Catholique rencontre beaucoup de personnes seules, souvent âgées, ou de couples sans enfant dont les ressources sont faibles, et leur taux d’effort ressort comme un des plus élevés de France.

L’Express confirme que le soleil se paie très cher dans le Sud de la France. Ce n’est pas dans les Alpes-Maritimes que l’on vit le mieux contrairement à l’image donnée aux touristes qui ne font eux que passer.

Comme tous les ans c’est le cabinet Eneis qui a effectué une enquête auprès de l’ensemble des départements. De nombreux paramètres sont analysés : commerces, culture, coût du logement, dynamisme économique, sécurité, santé des habitants, offre de soins, situation sociale, etc.

Le coût du logement

Il donne un classement peu flatteur aux Alpes Maritimes qui se trouvent reléguées à la 94ème place. Les départements les moins bien placés étant Paris (96ème), la couronne parisienne, les Bouches du Rhône et le Var. L’Ariège, l’Allier, la Nièvre et l’Aude occupent les premières places. Ces données ont une conséquence sur le montant des loyers et le prix des maisons de retraite.

L’action sociale

Les Alpes Maritimes sont classées en 95ème position sur les 96 départements français. Or cette étude calcule les efforts réalisés par les Conseils généraux en faveur des personnes âgées. L’équipement en structures d’accueil pour les personnes âgées obtient une note de 1 sur 8. Le nombre de bénéficiaires de l’Apa une note de 0,5 sur 4. Les Clic ne couvrent pas entièrement le département : note de 3 sur 4.

Pour l’équipement en lits médicalisés la note est de 1 sur 4. Elle est de 2 sur 4 pour le nombre d’équipements en lits.

L'intersyndicale en réunion de travail


La qualité de vie

Permet au département d’obtenir un meilleur classement grâce à certains items. Toutefois il faut noter que certaines notes redressent le niveau à savoir :

  -  la proximité du littoral,

  -  la proximité de la montagne,

  -  la température moyenne,

  -  le nombre de jours de pluie.

Pour les autres indicateurs la sécurité et le coût du logement n’obtiennent que 0,5 sur 4.

La situation sociale

Est abîmée par un constat déjà fait par les organisations syndicales. Face à un excellent revenu médian qui permet d’obtenir un rang de 20ème au classement, le taux de chômage et le nombre d’allocataires au RMI ruinent ce bon classement. Le taux de chômage classe les Alpes-Maritimes au 59ème rang et le nombre d’allocataires au RMI les font descendre au 67ème rang.

Avec un 50ème rang les Alpes-Maritimes se présentent comme un petit paradis pour certains et un enfer pour les autres.

En conclusion l’action des municipalités doit s’attacher à éviter la création de zones de pauvreté en intégrant l’ensemble d’une population dans des aires géographiques équilibrant les diverses composantes de population. Si Villefranche et Beaulieu par exemple sont devenues des réserves de riches, cela a pour conséquence inverse la création de réserves de pauvres. L’absence de tout contact entre ces populations, le clivage entretenu sont porteurs d’importants risques futurs. Or le propre d’une municipalité doit être la recherche d’une cohabitation harmonieuse de sa population


L'intersyndicale en déplacement

Logement et SRU

Des difficultés apparaissent dans toutes les villes qui sont très éloignées de l’objectif de la loi SRU de 20% de logements sociaux. La spéculation immobilière, l’absence de réserves foncières ont créé une situation intenable pour les actifs. En ce qui concerne la population des retraités, ils sont soumis aux mêmes conditions, aggravées par la faiblesse des retraites. Lors du décès d’un conjoint la charge du loyer+charges rend difficile le maintien dans les lieux du conjoint survivant.

La ville de Menton apparaît comme la plus éloignée de l’objectif SRU avec 3% de logements de ce type. Le foncier constructible se réduit et des solutions locales sont trouvées. Les constructeurs doivent accepter de consacrer 20% du nombre de logements à des logements en PLS. De nombreuses autres communes sont hors la loi : St Jeannet, Tourrettes sur Loup, Pégomas, Gattières, La Colle, Roquefort les Pins, Tourrette Levens et Villefranche sur mer avec des niveaux inférieurs à 3%

Les villes de Nice et de St Laurent sont situées autour de 10%.

Les villes les mieux placées au plan de la loi sont celles de Cannes et Grasse avec un taux supérieur à 13%. La ville de Cannes surestime de +  de 3% sa contribution à l’objectif SRU. Peut-être faut il entendre que c’est l’objectif à atteindre en fin de mandat. Le maire de Grasse est satisfait de son plan d’action visant à réhabiliter de nombreux logements anciens. Il déplore que d’autres communes de la communauté d’agglomération ne fassent aucun effort en ce domaine ! D’où un risque pour Grasse de devenir une cité-dortoir. Cet argument est repris par le maire de Menton qui voit l’essentiel de sa population active aller travailler à Monaco.

Il est inutile de chercher de nombreuses communes dépassant les 15% : Drap et la Trinité sont seules dans ce cas avec 16%.

Ce constat montre la particularité du dépatement des Alpes Maritimes trop orienté vers le tourisme et peu ouverte aux actifs. L’absence d’industries a pour conséquence une faiblesse générale des salaires. La Fonction Publique enregistre de nombreux refus d’installation des couples confrontés à la cherté des prix des logements. En ce qui concerne les personnes âgées elles bénéficient souvent de programmes HLM anciens et doivent rechercher de plus petites unités de logements du fait du montant croissant des charges.

 
Personnes âgées et dépendance

L’ensemble de nos interlocuteurs privilégie une politique de maintien à domicile. Les CCAS assument cette politique de façon graduée :

-                       politique de loisirs et d’organisation d’ateliers, de visites variées,

-                       aides au maintien à domicile sous forme d’APA, de repas à domicile,

-                       des foyers-restaurants maillent certaines communes : Cannes, Nice, St Laurent,

-                       aide à la constitution de dossiers, avec l’aide d’assistantes sociales.

Les CCAS semblent donc bien travailler dans un maillage social. Nos inquiétudes concernent la répartition des CCAS et les zones de non couverture. Nous avons aussi besoin d’obtenir des chiffres sur les montants des crédits alloués aux actions engagées par les CCAS. Le Conseil Général doit bien avoir une consolidation des comptes et avoir une idée des sommes mises en jeu dans ce domaine.

Nos interlocuteurs sont unanimes pour considérer que la maison de retraite est un dernier recours. Cette opinion est d’ailleurs conforme à des sondages qui montrent une grande défiance de la population vis-à-vis des maisons de retraite. Dans la réalité moins de 20% de la population achève sa vie en MDR. Mais la venue en maison est peut être mal préparée et encore plus mal acceptée. Y entrer c’est endosser un habit de vétusté déclarée, c’est s’inscrire dans un retrait sociétal et vivre une infantilisation retrouvée. C’est une régression très mal assumée y compris par les familles qui ont le sentiment d'abandonner les leurs. Le maire de Menton qui visite les MDR de sa commune a surtout peur que les familles abandonnent définitivement leurs anciens. Il considère que la MDR doit être dans un tissu urbain car les distances éloignent les familles. Le maire de Grasse se déclare favorable au maintien à domicile et nous renvoie sur le Conseil Général pour les maisons de retraite.

Nombre de maisons de retraite sont dans le secteur privé et accueillent ceux qui peuvent payer des prix élevés. Elles sont donc entièrement soumises aux lois du marché. La création de chaînes de MDR par fusion d’établissements est à l’origine d’une hausse continue du prix de leur valeur. Lors des fusions le prix au mètre carré fait l’objet d’un ajustement par les commissaires aux apports ce qui entraîne inéluctablement une hausse des prix payés par les usagers. 

 
Avec le Député-Maire de Menton


Fiscalité locale

Nos interlocuteurs disent tous que la fiscalité est restée stable très longtemps mais que des tensions se produisent actuellement. En conséquence ils seront sans doute obligés d'augmenter leurs ressources pour faire face aux besoins. Seule la ville de St Laurent du Var annonce une baisse de 16% de sa fiscalité sur les 3 dernières années. Mais c’est une commune qui abrite beaucoup de jeunes couples et qui a beaucoup construit ces dernières années. De ce fait la population des personnes âgées y est plus faible qu’ailleurs.

Cannes n’a pas répondu à cette question.

Conclusion

Il appartiendra à l’intersyndicale de se fixer de nouveaux objectifs de recherche. Rappelons à cet égard que nous n’avons commencé nos visites qu’au mois de mai et que les élections ont retardé certaines prises ce contact.

Notre point fort est d’avoir été compris par nos interlocuteurs qui souvent ont embrayé sur la faiblesse des revenus comparée aux coûts du foncier. De nombreuses enquêtes étayent notre constat sur la faiblesse des revenus des retraités. Mais le Conseil Général dispose de statistiques par commune et par décile issus des services fiscaux. Il nous faudrait obtenir des chiffres plus récents.

De même l’activité des CCAS mérite une vision provenant d’un niveau supérieur agglomérant les dépenses effectuées en faveur des personnes âgées.

La relance des deux villes les plus importantes devrait être effectuée afin d’avoir une vision complète de la situation dans notre Département. 

 

Guy Muller, rapporteur du groupe

 

Par DIRPA
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