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Contrer la baisse du pouvoir d'achat

par DIRPA 14 Décembre 2007, 08:24 LA DEFENSE DES RETRAITES


La Défense des Intérêts des Retraités et personnes âgées doit désormais privilégier une démarche unitaire.

Sans arrêt de nouveaux et rudes coups sont portés aux revenus des retraités. Seule une réaction rapide de ces derniers peut empêcher le pire. Rappelons quelques faits : 

-          il y a douze ans, à l’occasion d’une réforme du barème de l’impôt sur le revenu un transfert de fiscalité s’est produit au détriment des retraités qui ont perdu leurs 10% d’abattement, 

-          il y a deux ans une tentative de bloquer le montant des retraites de réversion à un certain montant a été stoppée par une réaction rapide, 

-          la récupération de l’APA sur les successions vient à nouveau d’être votée par amendement parlementaire ! puis abandonnée devant l’ampleur des protestations, 

-          l’augmentation de la redevance télévision a été votée et concernera 750 000 personnes âgées de plus de 65 ans, 

-          la création de multiples franchises est devenue une réalité dans la politique de santé, 

-          enfin, une modification est envisagée pour l’ensemble des soins de longue durée, par une modification et une réduction des pathologies concernées.

 

Réunion Intersyndicale des Retraités des Alpes Maritimes du 27 novembre 2007

 

Réunion tenue dans les locaux du syndicat FO, 63 Bd. Gorbella à Nice.

 

 

La rencontre de ce jour rassemble des personnes qui désirent prolonger une démarche et peut-être aller au-delà. En effet la définition d’axes de travail communs engage une dynamique forte. C’est pour cette raison que les participants se présentent anciens et nouveaux sous l’angle de leurs activités respectives antérieures en tant qu’actifs, puis en tant que retraités.

 A nouveau tous les intervenants s’expriment sur les futurs axes de travail pour lesquels des approfondissements seront recherchés. Les thèmes qui recueillent un avis  favorable sont les suivants : 

       -  les écarts de revenus et leur dispersion dans les Alpes Maritimes et les écarts croissants entre la progression du prix des loyers et celle du montant des retraites. Ce phénomène a des conséquences aussi bien dans une réduction continue du pouvoir d’achat, que dans la nécessité de recourir à l’obligation alimentaire familiale ou à l’aide des prestations de l’APA.  Il a aussi des conséquences dans le prix du foncier des maisons de retraite. 

-          les maisons de retraite, de par leur nombre important dans les Alpes Maritimes exigent un examen particulier. La dispersion des revenus des résidents entraîne fatalement une exploitation lucrative des MDR. Ce fait est attesté par la création de nombreux groupes spécialisés dans ce gisement profitable. 

-          la prise en charge du handicap et le soutien apporté au maintien à domicile doivent obtenir notre appui inconditionnel, 

-          la situation des SDF dont certains sont des retraités nous interpelle dans la mesure où une cinquantaine d’entre eux ont été recensés à la suite d’une enquête portant sur une occupation d’une plage de Nice. Ce fait est renforcé par un récent sondage où un salarié sur deux n’écarte plus la possibilité de devenir un jour SDF, 

-          la fiscalité locale et les importantes disparités constatées entre communes, la stabilisation de la taxe professionnelle et peut être sa diminution ou disparition, auront d’importantes conséquences sur la fiscalité locale. La participation de l’Etat à l’APA est de 0,7% par an sur une croissance connue de 3%.

 

Les participants à la rencontre de ce jour s’engagent à rechercher toute source d’information permettant d’étoffer les dossiers et argumentations.

 

LES RETRAITÉS MALTRAITÉS

 

 

Les 13 millions de retraités français peuvent être en colère.

 

Beaucoup d’entre eux ignorent que les pouvoirs publics leur réservent une réduction de 0,5% de l’augmentation de leur pension du régime général ou de la Fonction Publique à partir du 1er janvier 2008. Comment peut-on en arriver à un tel calcul ? C’est tout simple du point de vue du gouvernement. 

La hausse moyenne des prix (hors tabac) en 2007 a été fixée à 1,3% dans le rapport annexé au projet de budget 2008. A partir de ce choix politique on nous explique que les retraités ont été trop gâtés en 2007 : +1,8% de revalorisation des retraites depuis le 1er janvier 2007 contre une inflation attendue à 1,3% fin décembre = 0,5% de « trop perçu ». Il reste à reprendre cette somme en 2008 à partir d’une inflation prévue à 1,6% soit 1,6 – 0,5 = 1,1 ! Et voilà, le tour est joué, les 13 millions de retraités sont priés de se satisfaire d’une revalorisation réduite de 0,5%. 

Il s’agit d’une véritable provocation lorsqu’on sait, grâce aux études des statisticiens que les dépenses contraintes représentent plus de la moitié des dépenses des retraités et que les pensions perdent chaque année 0,3% de pouvoir d’achat entre 1994 et 2004 selon le rapport du Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC). 

D’autre part, l’inflation retenue est déjà largement dépassée sur de nombreux postes de dépenses particulièrement significatifs pour les retraités (variation sept 2006/septembre 2007 selon l’INSEE) : pain et céréales (+1,3%), viande (+2,0%), fruits (+7,4%), loyers (+3,3%), entretien et réparations courantes (+4,0%), eau et autres services (+4,3%), services postaux (+2,8%), journaux et périodiques (+2,0%)…

 

 Les 13 millions de retraités de notre pays ont eux aussi entendu quelques promesses ou lu les lettres de mission adressées aux ministres : « Vous engagerez… une réflexion sur notre appareil statistique, notamment l’indice des prix…, pour que les statistiques utilisées par le gouvernement pour définir sa politique présentent toutes les garanties et reflètent réellement la réalité vécue par les Français » ou bien encore « (vous examinerez) les conditions dans lesquelles les petites retraites et les pensions de réversion, devront être revalorisées pour mettre un terme à l’érosion du pouvoir d’achat subie par certains retraités ». Nous ajouterons que c’est l’ensemble des retraités qui subit une érosion du pouvoir d’achat en raison de l’évolution du coût de la vie. Cette évolution des prix en 2007 sera différente de l’estimation officielle faite cet été : de nombreuses augmentations de prix sont intervenues au cours du 2e semestre 2007.

 

 Comme la loi a prévu expressément une conférence sur la « revalorisation des pensions de vieillesse » avant la fin de cette année, c’est le lieu idéal de dialogue entre les partenaires sociaux et l’Etat. Nous entendons démontrer la nocivité du mécanisme retenu par le législateur pour revaloriser toutes les pensions, et exiger une correction de ce taux de revalorisation dès 2008 afin d’honorer l’engagement de garantir le pouvoir d’achat des retraites, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. 

 

 

 

 

 

Syndicats signataires : CGT-CFDT-FGR-FO-CFTC-CGC

 

 

Nous demandons que l’augmentation des pensions pour 2008 soit revue à la hausse pour tenir compte de ces faits.

 Il convient d’y ajouter, comme pour les autres citoyens, la hausse des dépenses de santé directes (divers forfaits, dépassements d’honoraires ou nouvelles franchises médicales), la hausse des cotisations des complémentaires santé, la hausse des dépenses d’énergie…

 

Pourtant, les retraités ne sont pas qu’un coût ! Ils sont des acteurs économiques à part entière de notre société : santé, aide à la personne, loisirs… D’autre part, ils sont des piliers incontournables de l’aide aux ascendants, aux enfants et petits-enfants et les acteurs essentiels, par leurs activités bénévoles, dans des milliers d’associations. Ils sont créateurs de liens sociaux comme ils restent créateurs de richesses.

Les objectifs de la réunion de ce jour sont rappelés. Lors de l’appel commun de l’ensemble des organisations syndicales lancé à l’occasion de la semaine bleue, plusieurs participants avaient regretté l’absence d’une tonalité locale et la reprise pure et simple de constats nationaux. Les participants sont tombés d’accord sur la nécessité de réaliser des études portant pour l’essentiel sur l’examen de la situation des retraités et personnes âgées des Alpes Maritimes et pouvant être portées devant des interlocuteurs locaux. Il y a un vide à combler indépendamment des démarches nationales.

 

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