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Maisons de retraite-Mme Pietralunga

par CODERPA 06 3 Juin 2007, 09:47 MAISONS DE RETRAITE

Première Commission

 Maisons de retraite

 

Compte rendu réunion du 25 mai 2007 avec Mme Pietralunga, Présidente du SYNERPA

Participants : M. Roman, Mme Pons

Excusé : M. Marmontelli

Dans le cadre de l’enquête réalisée sur les maisons de retraite, il a été décidé de rencontrer les responsables des 3 syndicats représentant les établissements :

 -          Mme Pietralunga, pour le SYNERPA

 -          M. Perez, pour l’Associatif (URIOPSS)

 -          M. Brami, pour le public.

Mme Pietralunga s’est exprimée par rapport à l’ensemble des établissements, puis nous a présenté son propre établissement, la maison de retraite « Les Oliviers ».

1 - Règles de fonctionnement de l’ensemble des établissements privés :

 1.1  Le budget :

 

La prise en charge de la dépendance s’effectue à hauteur de 30 % par le Conseil Général, et de 70 % par la DDASS. L ’assurance maladie prend en charge les soins médicaux, les soins infirmiers, et 70 % du budget AMP ou ASH. La dépendance est ventilée de la façon suivante : 30 % pour les AMP, ASH, 30 % pour le personnel de service, 100 % pour le psychologue. Il reste la partie administration de l’établissement, et hôtellerie, qui elle s’impute à la charge du résident.

Les établissements sont classés en « GMP » en fonction de l’évaluation GIR des pensionnaires. Cette évaluation, sur une échelle de 1 à 6, est affectée d’un coefficient allant du GIR 1 (grabataire) au GIR 6 (autonome), qui permet d’obtenir le groupe moyen pondéré. Ce GMP est multiplié par une valeur de point, qui permet d’établir le budget attribué par la DDASS et le budget attribué par le Conseil Général.

L’outil PATHOS, qui est en train de se mettre en place, permettra de déterminer, non seulement le degré de dépendance, mais également la charge en soins.

 La part à la charge du résident est fonction des prestations offertes. Pour les personnes sans ressources, il y a les places agréées par l’aide sociale. Peu nombreuses à ce jour, car le budget versé par le conseil général est dérisoire. Cette situation devrait être revue puisque les projets de loi prévoient une obligation de réserver, dans chaque établissement, un certain nombre de lits agréé. Se posera le problème du financement de ces places.

 

 

1.2  . Le personnel :

L’ensemble des établissements rencontre des problèmes de recrutement du personnel et des problèmes de turn over. Les personnels recrutés manquent souvent de formation, de surcroît le métier est difficile et certains se découragent. Les plus motivés se forment pour intégrer une catégorie supérieure, moins ingrate et plus rémunératrice. Autres problèmes liés au personnel : les horaires de travail, les rotations pour les week ends et les congés.

1.3  La formation :

Diverses formations sont proposées aujourd’hui, par des organismes qui ne sont pas tous agréés, et dont il est difficile d’apprécier le programme et le contenu de la formation. En outre, ces formations sont souvent longues, onéreuses, et pas totalement adaptées aux besoins immédiat des établissements.

Il conviendrait mieux de développer des formations thématiques, courtes, sur des sujets ciblés : Alzheimer, soins palliatifs, accueil des résidents, maltraitance…

Certains personnels souhaiteraient suivre des formations sur la relaxation, les massages, visant à améliorer le confort des résidents. Aujourd’hui, ce type de formation se situe sur des créneaux privés, sans agrément ni garantie de qualité. Il serait nécessaire de clarifier ce volet formation pour les directeurs de maisons de retraite.

1.4. Difficultés administratives : 

L’ensemble des établissements se trouve confronté à des charges administratives de plus en plus lourdes, pénalisantes pour la bonne gestion de l’établissement. Le temps consacré à élaborer les mêmes budgets sous des formes différentes selon le demandeur, ne permet pas de s’occuper du personnel, des résidents, des familles… En outre, les tous petits établissements ne peuvent se mettre aux nouvelles normes, et sont obligés de céder leurs lits.

1.5. Relations avec les familles :

Les relations avec les familles sont de plus en plus complexes, le psychologue permettant heureusement de désamorcer certaines situations difficiles. Il y a certainement une part de culpabilité de la famille qui rejaillit sur le personnel de l’établissement. Le conseil de la vie sociale, réunion rassemblant des représentants des familles et du personnel de l’établissement ne permet pas de gérer la totalité de ces difficultés.

1.6. Listes d’attente :

Faute de préparation et d’organisation par rapport à l’institutionnalisation, le placement en établissement se fait toujours dans l’urgence, souvent à la suite d’une hospitalisation. Il est très difficile, dans ce contexte, de trouver une place disponible, et les familles déposent des demandes dans tous les établissements. Il y a donc des listes d’attente impressionnantes, mais qui ne sont pas toutes justifiées, parce qu’entre temps la famille a trouvé une place et n’est plus demandeuse. Il serait souhaitable qu’il y ait une gestion des places disponibles. Le site Happy Senior devrait jouer ce rôle, mais il ne semble pas à jour, et de plus il est méconnu du public.

2        – L’établissement « Les Oliviers » dirigé par Mme Pietralunga :

Il s’agit d’un établissement de 63 lits, qui tourne à un tarif moyen de 63 € et qui dispose de lits agréés à l’aide sociale. Actuellement, l’établissement est en train de s’agrandir, par la création d’un accueil de jour pour des patients alzheimer, et d’une structure d’hébergement temporaire, qui fonctionnera comme un hôtel. Cette adjonction devrait devenir opérationnelle en juillet 2007, après avoir obtenu les agréments de fonctionnement.

L’établissement ne connaît pas de problème de personnel ni de turn over, ce qui est un critère de qualité.

Mme Pietralunga facilite la formation de son personnel lorsqu’il y a un désir d’évolution, et généralement, le personnel arrive à suivre la filière en acquérant les diplômes par étapes.

Actuellement, elle a engagé un cycle de formation aux soins palliatifs, avec l’aide de l’équipe mobile de soins palliatifs Cannes Grasse Antibes.

Son établissement est doté d’un psychologue, qui se charge également en partie de l’animation.

Elle est en train de mettre en place une « filière » à la suite d’une convention conclue avec l’hôpital de Cannes et le CLIC, pour faciliter le placement en urgence dans des structures en adéquation avec le profil du patient (profil médical et profil social).

Elle serait favorable à une amélioration des formations par la mise en place de formations thématiques courtes et validantes.

Cette entrevue, très enrichissante sur le plan informationnel, nous permet déjà de déterminer quelques pistes d’actions possibles qui seront évoquées lors de la prochaine commission.

Paulette PONS

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commentaires
D
Etant directrice de l\\\'association FIL d\\\'Ariane , j\\\'aimerais apporter a ce blog quelques informations, notamment en ce qui concerne le DRAMATIQUE manque de personnel.
il est LOUABLE de favoriser le maintien à domicile pour les personnes âgées dépendantes, y compris pour les fins de vie.
nous savons gérer, mais que faire lorsqu\\\'en été il est pratiquement IMPOSSIBLE de recruter.
que dire aux familles lorsque nous ne pouvons plus assurer.
Comment faire lorsque nous avons 17passages /jour et pour 2 intervenantes  les wk.
Comment faire lorsque nous devons intervenir 1h voir 1/2h.comment gérer financièrement( frais km, frais de stati, temps entre 2 interventions. Si cette situation perdure, certaine structure vont se retrouver exangue en trésorerie.
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