Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 15:32

 

DIRPA Voyages vous présente la ville d'Arles et une magnifique exposition à visiter :

 

Une visite panoramique de la ville vous est proposée par la ville d'Arles. Un diaporama accompagne l'article. Pour le voir il suffit de cliquer sur le lien DIRPA Voyages qui se trouve à gauche de cet écran.


La prévention du risque Alzheimer

 

Guy Muller associe plusieurs données récentes qui permettent de montrer que des moyens existent pour lutter efficacement contre la perte de mémoire.

The new england journal of medicine publie une très intéressante étude dont le résumé se trouve en fin d'article

 

Alors que de nombreux ouvrages traitent de cette maladie de façon curative, il me parait important de traiter cette dégénérescence de façon préventive. Car il existe de nombreux moyens de retarder une évolution défavorable.

 

De nombreuses études attestent que les exercices intellectuels améliorent considérablement la situation. L’article précité calcule pour chaque activité un gain permettant d’éloigner la perspective d’être atteint par la maladie. Il étudie un échantillon de près de 500 patients dont l’âge est de 75 ans. A l’issue de la période d’observation les personnes qui déploient le plus d’activités sont le plus souvent exemptes de la maladie d’Alzheimer. Plusieurs tableaux inclus dans cette étude analysent le gain que permettent  de nombreuses activités distractives.

Parmi les activités cognitives citées, on trouve les jeux, la lecture, l’utilisation d’un instrument de musique, les puzzles, l’écriture, la participation à un groupe de discussion. D’autres activités participent au maintien d’une bonne forme : la dance, la marche, le bricolage, la nage, la bicyclette, les jeux d’équipe, le baby-sitting.

Toutes ces activités donnent lieu à une sorte de cumul de points. En conséquence, si l’on additionne de nombreuses activités différentes, on obtient un score qui éloigne la perspective de la maladie d’Alzheimer. Un autre tableau montre que l’hypertension, les difficultés cardiaques et le stress ne sont pas si défavorables à la lutte contre la maladie.

 

Une évidence pour les animateurs d’associations

 Sans dire que cette étude découvre l’eau chaude, elle confirme l’intérêt qui attache les individus à l’existence, car la vie appartient à ceux qui l’occupent pleinement. En réunissant nos adhérents régulièrement, en organisant des discussions sur divers thèmes, en organisant des voyages et des visites, nous les ancrons dans des dérivatifs qui complètent leur vie. La difficulté est bien de passer du dérivatif à l’adhésion à quelques valeurs. C’est pour cette raison que je ne comprends pas ceux qui critiquent l’Internet ou les voyages, qui sont des sources de bien-être et d’élargissement des connaissances  pour chacun.

 

Le voyage : mode d’emploi

 S’il s’agit d’éveiller la curiosité pour certaines activités, le voyage constitue une modification complète du mode de vie, car tout va changer pendant une période donnée. Un voyage exige une projection dans l’avenir et donc il oblige à prioriser certaines tâches et à organiser les choses en son absence, de l’arrosage, à la préservation du courrier et de son habitation. Le voyage est précédé de lectures qui permettent de comprendre mieux l’histoire d’un pays, son économie, ses us et coutumes. Il faut ensuite faire ses bagages, organiser le classement méthodique de tout ce qui sera nécessaire : produits de soins, médicaments, vêtements. Arrivé sur le lieu de séjour, il faudra en connaître le mode de fonctionnement : horaires, mais géographie nouvelle de la chambre et de la position des interrupteurs. Il faudra aussi se soumettre à diverses autorités telles celles des organisateurs, celles des autorités en matière de circulation, d’autorisation ou non de baignade, d’autorisations en matière d’ouverture des musées…

Pendant le voyage, des groupes se constituent et permettent des échanges, autant de prises de paroles qui replacent chacun au sein de la société. Si l’on suit les propos des accompagnateurs on continue d’apprendre ce qui permet de comparer et de trouver des convergences ou des divergences sur les modes de vie de habitants.

Si l’on ajoute à toutes ces obligations une plongée dans un nouvel univers dont on ne partage ni la langue, ni la façon de s’alimenter, comment se fait-il que tant et tant de personnes voyagent ?

 

 

L’Internet : conséquences au plan cognitif

Une récente conférence réalisée au Coderpa s’appuyait sur le gain obtenu par la recherche sur Internet. Toute recherche met en œuvre des axes de réflexion et la nécessité d’organiser et de classer le résultat de ses découvertes. Pendant que des patients effectuaient leurs recherche, l’examen IRM réalisé simultanément établissait une grande mobilisation de plusieurs parties du cerveau. Cette mobilisation était bien plus importante que celle employée pour la simple lecture. On a constaté une intense mobilisation des zones frontale, temporale et médiale du cerveau. Cette étude a été publiée dans l’American Journal of Geriatric Psychiatry.

Alors que la France a été la patrie du Minitel qui présentait les mêmes fonctionnalités que l’Internet, elle est dépassée par d’autres pays. Ainsi les seniors sont 5 fois moins nombreux à utiliser l’Internet que la population des internautes de moins de 34 ans. Ce qui a conduit les politiques à parler de fracture numérique. Au Royaume Uni, cet écart n’est que de 1 à 2. Aux Etats-Unis les seniornautes de plus de 65 ans voient leur population croître très rapidement, plus rapidement que celle des autres classes d’âge !!

C’est dire que sans l’Internet il n’y a pas de mails échangés dans la famille, pas d’utilisation de la vidéo, ni de la voix, pas d’emploi de la photo numérique. 

 

La nécessité de prendre en main son devenir

Personne ne fera à votre place ce qui est indispensable à votre épanouissement. Les séminaires de préparation à la retraite sont éloquents qui exigent des participants de se plonger dans l’avenir avec un véritable plan d’action sur 5 années renouvelables :

 au plan personnel : 5, 10 ans de plus et vieillissement du corps,

au plan familial : évolution des relations : petits enfants,

au plan de l’enrichissement personnel : hobbies, culture, voyages  découvertes,

au plan relationnel, le nombre d’amis diminue avec l’âge,

au plan des activités bénévoles : il en faut mais attention à ne pas en être totalement prisonnier !

 

Trop souvent les personnes en activité pestent contre un emploi du temps et des occupations non choisies. A la retraite je me rattraperai… Or l’échéance arrivée, beaucoup ne font rien et végètent, sans véritable but. Ou alors, pire ils se réfugient dans une seule activité dévorante. Il faut endiguer tout débordement trop exclusif car le risque est de succomber à la volonté d’autrui et de revenir au statut de sujet. Non la retraite doit être organisée, variée, enrichissante. L’échec en la matière ne pardonne pas : au bout il y a l’encroutement. Dire : je n’aime pas, je ne veux pas, à un âge certain c’est se priver de joies potentielles en se rigidifiant. Les personnes psycho-rigides passent à côté de la vie en se murant à l’intérieur d’un château fort où la mort ne tardera pas à venir les trouver.

 

En conclusion l’étude anglaise sur la gériatrie confirme ce que le bon sens nous a toujours indiqué : les neurones doivent fonctionner sous peine de préparer la voie à la maladie d’Alzheimer.

 

Guy Muller

 

 

 

 

                              The new england journal of medicine

 

Leisure Activities and the Risk of Dementia in the Elderly

Joe Verghese, M.D., Richard B. Lipton, M.D., Mindy J. Katz, M.P.H.,

Charles B. Hall, Ph.D., Carol A. Derby, Ph.D., Gail Kuslansky, Ph.D.,

Anne F. Ambrose, M.D., Martin Sliwinski, Ph.D., and Herman Buschke, M.D.

 

background

Participation in leisure activities has been associated with a lower risk of dementia. It is unclear whether increased participation in leisure activities lowers the risk of dementia or participation in leisure activities declines during the preclinical phase of dementia.

 

methods

We examined the relation between leisure activities and the risk of dementia in a prospective cohort of 469 subjects older than 75 years of age who resided in the community and did not have dementia at base line. We examined the frequency of participation in leisure activities at enrollment and derived cognitive-activity and physical-activity scales in which the units of measure were activity-days per week. Cox proportional-hazards analysis was used to evaluate the risk of dementia according to the base-line level of participation in leisure activities, with adjustment for age, sex, educational level, presence or absence of chronic medical illnesses, and base-line cognitive status.

 

results

Over a median follow-up period of 5.1 years, dementia developed in 124 subjects (Alzheimer’s disease in 61 subjects, vascular dementia in 30, mixed dementia in 25, and other types of dementia in 8). Among leisure activities, reading, playing board games, playing musical instruments, and dancing were associated with a reduced risk of dementia.

A one-point increment in the cognitive-activity score was significantly associated with a reduced risk of dementia (hazard ratio, 0.93 [95 percent confidence interval, 0.90 to 0.97]), but a one-point increment in the physical-activity score was not (hazard ratio, 1.00). The association with the cognitive-activity score persisted after the exclusion of the subjects with possible preclinical dementia at base line. Results were similar for Alzheimer’s disease and vascular dementia. In linear mixed models, increased participation. The association with the cognitive-activity score persisted after the exclusion of the subjects with possible preclinical dementia at base line. Results were similar for Alzheimer’s disease and vascular dementia. In linear mixed models, increased participation in cognitive activities at base line was associated with reduced rates of decline in memory.

 

conclusions

Participation in leisure activities is associated with a reduced risk of dementia, even after

adjustment for base-line cognitive status and after the exclusion of subjects with possible

preclinical dementia. Controlled trials are needed to assess the protective effect of

cognitive leisure activities on the risk of dementia.

 

 

Par DIRPA - Publié dans : LE BIEN VIEILLIR
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 11 2009 18:14

Le suicide silencieux des personnes âgées 

 

Le taux de suicide au sein d’une population traduit le mal être, le mal à vivre de personnes qui trouvent une issue dans cette fin tragique. En ce moment l’opinion publique est troublée par les trop nombreux suicides qui traduisent une exaspération due aux méthodes de management en cours dans certaines entreprises. L’opinion publique s’émeut à bon droit de la montée du nombre de suicides dans certaines sociétés : Renault et France Telecom par exemple. Parler de ce qui conduit des salariés exaspérés à se supprimer fait l’objet d’articles nombreux : la nécessité de s’adapter, l’obligation de mobilité met les personnes à l’épreuve. Trop souvent d’ailleurs, une conclusion est donnée avec la recherche de plusieurs causes différentes, dont le cumul a dépassé l’individu. C’est ainsi que l’obligation de changer de lieu de travail omet souvent de traiter des difficultés familiales qui accompagnent un déménagement. La séparation familiale, même temporaire entraîne une rupture de la famille. L’obligation de trouver une autre école et pour le conjoint un autre travail conduit souvent le couple à l’explosion. Les horaires de travail peuvent aussi détruire une famille dans les services de plus en plus nombreux où l’activité s’étend sur la totalité de la semaine ou des nuits.

 

En revanche on trouve peu d’études sur le suicide des personnes âgées qui pourtant devrait interpeller une société. D’autant plus que la France est au deuxième rang en Europe, derrière la Finlande, alors que le taux de suicide est beaucoup moins élevé dans les pays du sud (Portugal, Grèce, Espagne). Alors que d’importantes campagnes d’information sont dispensées pour diminuer le nombre de morts sur les routes, le nombre de suicides est plus de deux fois plus élevé (10 500 par an), sans qu’aucune  information ne soit publiée auprès du public.

 
Des chiffres qui interpellent

Pour les deux sexes, la mortalité par suicide dans la population française est de 17 pour 10 000. La progression du nombre de suicides s’aggrave avec l’âge. Les trois quarts des suicidés sont des hommes.

  Les moins de 15 ans ont un taux de 0,27,

  De 15 à 64 ans le taux de suicide passe de 6,7 à 21,7,

  De 65 à 74 ans le taux de suicide passe à 24,4,

  De 75 à 84 ans le taux monte à 31,8,

  De 85 ans et plus, le taux de suicide passe à 39,7.

 

Si l’on examine les chiffres de plus près, une importante différence apparaît. Le taux de suicide féminin quel que soit l’âge reste inférieur au taux moyen de suicide à 9 pour 17. Bien que ce taux progresse en fonction de l’âge, 2830 femmes se sont suicidées  en 2006,  pour 7 593 hommes. Ce ratio est de trois fois supérieur pour les hommes de 15 à 74 ans, 4,5 fois supérieur de 75 à 84 ans, 6,6 fois plus élevé à partir de 85 ans.

Mais alors que l’on sait tout sur les méthodes employées pour se supprimer : médicaments, gaz, pendaison, arme à feu, défenestration, submersion, on ne sait pas grand chose des causes de suicides. Si les hommes choisissent plutôt la pendaison à 41%, puis la prise de médicaments pour 16%. Les femmes préfèrent les médicaments à 31%, puis la pendaison pour 29%.

 

Il existe aussi une géographie du suicide car en France on se suicide plus au Nord et à l’Ouest. Le soleil aurait-il une influence bénéfique ?

En ce qui concerne les hommes en France le taux moyen est de 25. Eh bien,  les pays les plus méridionaux (Grèce, Espagne, Portugal) ont de très faibles taux de décès par suicide respectivement : 5, 10,5 et 11,9 pour 100 000). La Grande Bretagne avec un taux de 10 étonne. Ces divers pays ont-ils trouvé des lieux de convivialité et d’échange particuliers ? Le voyageur qui se déplace dans ces pays constate que les cheveux blancs sont nombreux dans les arrière salles des pubs en Irlande et en Grande Bretagne. Dans les pays méditerranéens les personnes âgées jouent aux cartes, aux jeux de société divers, participent à la vie folklorique, sortent plus souvent le soir. Il serait bon en conséquence de connaître les conséquences de la fermeture de nombreux bars en France, la hausse de l’insécurité dans les grandes villes, les raisons d’un repli plus marqué dans les villes que dans les campagnes. De tels écarts devraient nous interpeller surtout dans un pays où la statistique est reine quand elle arrange les détenteurs du pouvoir. 

Il y aurait donc 3 à 5 fois plus de suicides de personnes âgées dans notre pays sans que quiconque s’y intéresse ?

 
Les causes du suicide

Tout d’abord les statistiques du suicide sont fausses par défaut de l’ordre de 30%. La fin de la vie peut aussi être accélérée par la dénutrition, l’absence de médicaments, la disparition des dents.

 

La fiabilité des données de mortalité sur le suicide

De nombreux auteurs ont analysé la fiabilité des données sur les causes de décès par suicide, au niveau d’un pays ou en termes de comparaisons internationales. Les problèmes soulevés concernent l’absence de critères précis pour déclarer un suicide, le manque d’autopsies mais aussi la transmission des résultats aux services statistiques. Des biais peuvent survenir aux deux étapes du processus d’enregistrement d’un décès par suicide: certification et codification médicales. Les causes médicales de décès sont codées selon la CIM. Les biais principaux sont à appréhender au niveau de la certification médicale. Pour les mesurer indirectement, une méthode utilisée au niveau international est d’analyser les causes de décès «concurrentes» définies comme des causes de décès pouvant «masquer» un suicide dans les statistiques. C’est le cas des morts violentes indéterminées quant à l’intention et des causes inconnues de décès. Des enquêtes maintenant anciennes ont estimé en France à 35 % la part des intentions indéterminées étant en fait des suicides et à 25 % celle des causes inconnues.

Sources : revue de la DREES du mois de septembre 2009

 

Comme la statistique montre que les personnes mariées résistent mieux c’est que leurs conditions économiques de vie sont meilleures. Le veuvage diminue le revenu sans que les charges diminuent pour autant. L’argent ne fait pas le bonheur, mais est-ce une vie de devoir vivre, sans les joies qu’apportent les évasions ludiques. Si le corps se racornit, l’esprit sans activité se replie en désespérance, lorsque l’argent manque. Or des millions de personnes vivent avec des retraites dérisoires.

La prolongation de la durée de vie exige de plus en plus nombre de médicaments qui détruisent à la longue l’estomac, les reins, le foie. L’addition des multiples maux dus au vieillissement peut rendre à certains la vie insupportable et en réduire l’intérêt.

La perspective d’aller terminer son existence en maison de retraite amène certains à mourir pour éviter promiscuité et dégradation des conditions d’existence.



Bien que le suicide soit le résultat d’une évolution complexe où divers ingrédients sont entremêlés, le présent article vise à donner des pistes d’investigation. Les pouvoirs publics et la presse qui sont toujours très prompts à réagir face à certaines situations ignorent les données sur l'importance numérique du suicide des personnes âgées. Les importantes disparités constatées entre les pays d’Europe (notre moyenne est 3 fois plus forte) et l’absence d’intérêt porté sur les causes de ces décès sont autant de pistes de recherche à développer.

Ou faudrait-il en conclure que la société est au fond assez satisfaite de toutes ces disparitions qui allègent la charge des régimes de retraite ?

 

Guy Muller

 

 

 Les magnifiques tombeaux  des photos sont ceux du musée d'Arles

Par DIRPA - Publié dans : EDITORIAL
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 10 2009 19:34

L’Intersyndicale des retraités des A.M à la rencontre de la population et à la préfecture

 

         Dans le cadre de leur journée nationale d’action du 16 octobre 2009, l’Intersyndicale des retraités a organisé un rassemblement avec distribution de tracts et signature d’une pétition sur  le marché de la Libération à Nice.

 

 Les organisateurs de la manifestation du jour

 

         De 9 heures à midi,  150 retraités mais aussi quelques actifs,  ont pu faire connaître leurs revendications et récolter plusieurs centaines de signatures. Ils ont pu dialoguer avec les nombreuses personnes qui faisaient leurs courses et ont accueilli très favorablement leur action.

        
Du monde devant notre stand

L’après-midi une délégation composée de Mme Pallano-Ellena (CGT), MM Muller (FO), Marmontelli (FGR/FP), Guerrin, (CFDT) et Tiberti (FSU) a été reçue à la préfecture des AM par Mme Jeffrault-Dupuy, chef de cabinet du préfet.

 

La délégation après sa rencontre à la Préfecture

        
Après avoir remis la déclaration commune qui reprend les revendications nationales, la délégation a insisté sur certains points particuliers :

         - Le décrochage du montant des pensions par rapport à l’inflation, le renchérissement de l’accès aux soins médicaux, la hausse des impôts locaux entraînent la paupérisation d’un grand nombre de retraités dont 40%  vivent dans les AM, en dessous du seuil de pauvreté. L’allongement de la durée des cotisation et le système de décote vont accentuer ce phénomène.

         - Dans notre département cela est aggravé par le coût élevé des loyers et le manque de logements sociaux, conséquence du non respect de la loi SRU. A ce sujet Mme Jeffrault-Dupuy  intervient pour préciser que le préfet entend faire respecter la loi et infliger les pénalités prévues aux communes qui ne la respecteraient pas. Dont acte!


Monsieur Tiberti développe notre argumentaire

       
- Les places en maison de retraites son en nombre insuffisant dans le secteur public pour les personnes à faible revenu et d’un prix exorbitant (entre1800 € et 10000 € mois dans le privé). Réserver 20% des places pour les bénéficiaires de l’aide sociale dans les structures privées en échange d’un permis de construire n’est pas satisfaisant.

        - Les pistes suivies par le COR (capitalisation, système par point, allongement de la durée de cotisation… sont dangereuses). Outre les risques de crise boursière, d’accentuation du chômage des jeunes, de manipulation des systèmes de calcul des points, elles ne tiennent pas compte des spécificités de notre pays. La France a une démographie relativement dynamique et le vieillissement de la population est moins marqué qu’ailleurs. Toutefois la remise en cause de certains aspects de sa politique familiale (maternelles) risque de perturber cet avantage.

        - Il ne faut pas stigmatiser les personnes âgées assimilés parfois à des « inutiles budgétivores ». Sans eux le tissu associatif français serait dangereusement démuni et la fracture sociale bien plus béante.



          Force est de constater qu’après près de 60 années de progrès social qui ont permis l’amélioration notable du sort des personnes âgées les signes d’une régression sont malheureusement perceptibles .

          Or l’argent ne manque pas : les sommes dues par l’Etat (20 milliards d’€) à la Sécurité Sociale (part de taxes ou exonérations de charges non compensées) égalent son déficit !

Et que dire des niches fiscales et autres exemptions… ces cadeaux ont un prix et on ne peut toujours présenter la facture aux plus modestes.

 


Alain TIBERTI

Par DIRPA - Publié dans : LA DEFENSE DES RETRAITES
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Mardi 13 octobre 2009 2 13 10 2009 07:38

INTERSYNDICALE des Retraités des Alpes Maritimes

CFDT, FO, CFE-CGC, FGR-FP, UFROS-CGT

 



Les retraités poursuivent leur mobilisation

Les organisations syndicales de retraités CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, CGT, UNSA et la FGR-FP se sont réunies et ont fait le point sur le contexte général marqué par le développement du chômage et par l’affaiblissement de la protection sociale dont sont bénéficiaires les retraités comme les salariés.

 

Elles affirment que les retraités, comme les salariés, n’ont pas à subir les conséquences d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Unanimement elles demandent au gouvernement de répondre aux revendications prioritaires des retraités :

* le maintien de leur pouvoir d’achat largement affecté par les hausses de prix enregistrées en 2008 et la suppression de la revalorisation des pensions pendant le 1er trimestre 2009 ;

* un effort particulier envers les retraités ayant les revenus les plus modestes ;

* l’annonce officielle de l’abandon du projet de décret gouvernemental libéralisant et augmentant le coût de l’hébergement dans les maisons de retraite publiques et à but non lucratif et donc du reste à charge, créant des disparités entre personnes hébergées et consolidant les inégalités territoriales ;

* la publication rapide de mesures concrètes mettant fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux, à la mise en place effective et généralisée de permanences de soins de qualité ;

* une répartition équilibrée des professionnels de santé sur tout le territoire ;

* l’amélioration des réponses à la hauteur des besoins des personnes en situation de perte d’autonomie à leur domicile et en établissement sur la base d’une organisation nationale collective et solidaire.

 

Au plan du Département des Alpes Maritimes, l’Intersyndicale déplore :

-     L’inapplication de la loi SRU qui entraîne un déficit de 9% de logements sociaux (11% de logement sociaux au lieu de 20%),

-     L’importante hausse des impôts locaux (19% pour la seule ville de Nice),

-     Le non respect du schéma gérontologique départemental (2006-2009) qui est passé de 2 200 places en maison de retraite à 1 300 et dont l’application est retardée de 3 ans.

 

Les organisations syndicales ont décidé de poursuivre leur démarche unitaire afin d’obtenir des réponses concrètes aux besoins réels des retraités et demandent au ministre des affaires sociales une entrevue pour exposer leurs revendications communes.

Elles appellent les retraités à se mobiliser lors de la journée commune d’action prévue le 16 octobre.

 

Nice, le 24 septembre 2009

 




Rassemblement le 16 octobre de 9 heures à midi au marché de Nice Libération

Par DIRPA - Publié dans : LA DEFENSE DES RETRAITES
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Lundi 21 septembre 2009 1 21 09 2009 17:48

Bien Vieillir : l’Internet pour les seniors

 


Une récente conférence au Coderpa a démontré l’intérêt de l’Internet comme instrument relationnel et d’accroissement des connaissances. Mon expérience acquise au fil des années par l’interprétation des attentes des seniors a fait l’objet d’un document qui peut m’être demandé. L’Internet à l’usage des seniors a fait l’objet de plusieurs articles à destination de mes adhérents. Les liens de consultation en sont  les suivants :

http://focomposte06.over-blog.com/article-34029248.html

http://focomposte06.over-blog.com/article-34029589.html

 

L’Internet et ses niveaux

Cette conférence sur le thème de l’Internet mis à la portée des  seniors  a montré  toute la richesse et l’étendue des possibilités offertes. Les nouvelles techniques d’information et de communication (NTIC), sont praticables par tous, ouvertes au vaste monde. Mais il y faut de la rigueur : relever ses mails régulièrement par exemple, connaître les avantages du numérique pour ses photos, pour la voix. Savoir ranger ses dossiers, les actualiser, payer par télé règlement, gérer ses comptes à distance, c’est un premier niveau utilitaire. Mais au fur et à mesure de sa progression dans l’utilisation de l’Internet on comprend mieux ses besoins en les ordonnant. Chacun peut devenir autonome car la liste des sites favoris sera très différente selon les souhaits des utilisateurs.

Le Coderpa a en effet refusé à plusieurs reprises de traiter du bien vieillir, retardé l’intégration des mails, refusé la création d’un site, etc. Il était donc particulièrement intéressant de le voir progresser sous les fourches caudines de sa conférencière. En effet il était question d’une collaboration avec le CCAS de Nice pour donner des cours au prix modique de 29 euros de l’heure. Les tarifs de prise en main proposés par la FNAC et Carrefour sont beaucoup plus élevés de 4 à 5 fois. La conférence permettait de bien cibler les besoins des seniors :

-          Le niveau de la prise en main des matériels,

-         Celui des moyens de rechercher l’information disponible sur Internet,

-         La création d’un site personnel pour sa famille et ses amis,

-         La création d’un site d’association.









La conférencière donnait donc de nombreuses indications sur les deux premiers niveaux. A signaler que des formations identiques existent et sont gratuites dans certaines localités : Bel Age à Cannes programme des formations dans ses 9 implantations. La MGEN dispose d’un club des retraités. Nice Matin en donne une liste de temps en temps dans la rubrique « associations ». La ville de Nice dispose aussi de 4 Cyber-Espaces, un cinquième devant ouvrir prochainement Boulevard de la Madeleine.

Pour ma part j’assure des formations aux adhérents des autres fédérations que ceux de la communication (dont le personnel est rompu à ces pratiques).

 

L’Internet rend intelligent !

Lorsqu’un senior effectue une recherche sur Internet il stimule les zones de son cerveau qui régissent la prise de décision et le raisonnement complexe. Il en résulte  une amélioration de ses capacités intellectuelles. C’est une dernière étude de scientifiques américains qui l’affirme, confirmant une autre étude de gérontologues  anglais. Toute recherche sur Internet mais aussi en bibliothèque, stimule les zones qui régissent la prise de décision et le raisonnement complexe. En recherchant sur Internet on améliore l’activité cérébrale. Car après avoir cherché, il faut classer les éléments recueillis , ouvrir des dossiers, afin de pouvoir les exploiter dans le temps. De nombreux circuits cognitifs sont ainsi mis en branle afin d’améliorer la capacité à mémoriser, puis à réfléchir. Un cerveau peut donc s’améliorer quel que soit l’âge.

Ce qui contribue à confirmer l’intérêt de l’étude américaine, c’est que des IRM étaient effectués pendant l’expérience. L’intensité de la réponse neuronale était suivie via la puissance du flux sanguin. Alors que la simple lecture ne déclenche pas de grands flux, la recherche sur la toile montrait une nette imprégnation de plusieurs zones du cerveau.

Sans discuter l’intérêt d’affirmations qui étaient autant de pierres dans le cénacle de la salle de conférence, car l’aptitude à faire fonctionner son cerveau, ne se trouve pas exclusivement renfermée dans l’Internet.

Cela me conduisait à demander comment le Coderpa pouvait-il avoir si peu à dire alors qu’il est présent en de nombreux lieux. Mais en observant l’attitude des présents j’avais compris qu’en ne prenant pas de notes, ils perdaient deux des intérêts de la prise de note :

-         Le premier intérêt pour eux car la prise de notes améliore la mémorisation,

-         Le deuxième intérêt s’agissant non d’adhérents de base mais de responsables d’importantes associations départementales, c’est qu’ils ont une obligation de rapporter les activités pour lesquelles ils siègent, à leurs adhérents.

 

Dans un autre ordre d’idées, le Coderpa est une noria qui accueille sans cesse de nouveaux venus. Leur période d’apprentissage serait diminuée s’ils pouvaient trouver un résumé des activités des institutions, commissions, thèmes qui sont traités directement ou indirectement par leurs représentants. Les plus anciens disent trop souvent « mais tout le monde le sait » alors que le nombre des sachants diminue au fil du temps.

C’est ainsi que l’activité des CCAS m’apparaît opaque et que les participants qui siègent à Mougins ont expliqué que leur CCAS était tout petit. Mais Quid des CCAS d’Antibes, de Cannes, de Menton, de Nice… Bref ceux des plus grandes villes.

Siègeant à côté d’un nouvel arrivé il m’a demandé pour quelle raison le Coderpa participait au Haut de Gamme alors que les retraites sont plutôt faibles pour de nombreux seniors.

 

Mépris pour tout ce qui construit le senior ?

Tous les ans j’ai demandé au Coderpa d’ouvrir une rubrique sur le bien vieillir : jardins de seniors une année, livres des maîtres dans le domaine de la gérontologie Pélissier, Brami, études au niveau national…, voyages, visites, expositions, apprentissages Internet. Même la commission chargée de créer un site pour le Coderpa est tombée aux oubliettes, ce qui est bien le propre de toute commission !

Un programme de visite des maisons de retraite a été modifié en visites d’établissements où le prix de pension journalier était de 100 euros. Innocemment les personnes qui nous ont parfaitement reçus parlaient de maison de retraite étoilées.

Un participant à la réunion concluait sur l’indispensable portail à créer au Coderpa. Mais rien n’était dit sur sa structure : en bois, en fer, avec une ouverture à droite ou à gauche, une ouverture manuelle ou électrique, avec quelle modalité d’ouverture (par carte, par infra-rouge), y aura-t-il un planton à l’entrée du portail ou un contrôle par caméra ? 
 

Prochainement je vous livrerai mes réflexions pour éloigner la perspective d’une dégénérescence cellulaire. Les gérontologues anglais ont réalisé une étude qui donne des points à chacun de nos enthousiasmes. Il est amusant de constater que la médecine observe ce que tout animateur d’association peut découvrir. On ne peut pas grand-chose pour les blasés et les psycho-rigides hostiles à toute découverte. Leur attitude les renferme dans une prison invisible dont ils sont eux-mêmes les geôliers.  

 

Plus nos engagements sont variés et plus nous éloignons la perspective d’avoir la maladie d’Alzheimer. Le dynamisme, la volonté et le courage d’entreprendre sont des indicateurs essentiels d’une vitalité qu’il nous faut chaque jour reconquérir.

 

Guy Muller

 

Par DIRPA - Publié dans : LE BIEN VIEILLIR
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 09 2009 12:43

GERHOME Conférence du 31 août 2009

 C’est en présence de Monsieur Eric Ciotti, Président du Conseil Général, que le projet Gerhome a été présenté par ses promoteurs au CSTB. Le centre scientifique et technique du bâtiment situé à Sophia Antipolis, développe un partenariat avec le CHU de Nice, l’INRIA et le Coderpa. Son projet est soutenu par le Conseil Général des Alpes Maritimes et par la Région.

De nombreuses personnes étaient présentes, dont une importante délégation du Coderpa. Le Coderpa a été associé au projet dès 2005. Il a participé aux tests de présence dans l’appartement témoin en envoyant des personnes âgées vivre dans cet appartement. Plusieurs élus participaient à la rencontre : MM. Tabaraud, Léonetti, Ciosi, ainsi que le professeur Benchimol. Les organisations syndicales avaient aussi été invitées à cette manifestation.

 


L’appartement témoin

Cet appartement de deux pièces vise à recréer l’ambiance de vie en enregistrant les mouvements et activités des personnes qui y sont logées. Il fait partie des nombreux tests et projets qui devraient permettre aux personnes âgées de vivre à domicile. En effet le maintien à domicile est un enjeu important pour les années à venir.

L’appartement comporte une pièce cuisine-séjour, une chambre et une salle d’eau. Des palpeurs notent les mouvements, contrôlent l’électricité, l’eau avec des systèmes de réduction de la chaleur émise. Il devient possible de veiller à éviter une dégradation dans les conditions de vie des résidents :

-         réveils tardifs,

-         oubli d’éteindre une plaque électrique,

-         arrêter l’écoulement d’eau,

-         insuffisance d’alimentation ou de prise d’eau.

 
La vie d’un réseau

L’emploi des techniques de communication s’avère indispensable si l’on souhaite généraliser et ultérieurement abaisser les coûts des logiciels qui naîtront de ces études. L’appartement est bien sûr relié aux services extérieurs susceptibles d’intervenir en urgence ou en différé selon la nature du problème rencontré. Un opérateur de proximité ouvert 24 heures sur 24 dispatche les appels reçus après les avoir analysés.

Différents acteurs seront les bénéficiaires des services proposés par Gerhome : familles, médecin traitant, services à domicile de proximité.  Les bénéficiaires des informations accèdent à des rapports d’activité qui sélectionnent les indicateurs d’hygiène, de nutrition, d’occupation.

En conséquence l’apparition de troubles, la réduction des risques d’accidents domestiques, l’accompagnement médical et le maintien du lien avec les familles sont gérés simultanément.

 

C’est en surveillant le développement de certaines fragilités ou incapacités que l’on peut anticiper certaines pathologies du vieillissement pour en prévenir les conséquences. Les recherches du CSTB visent à assurer aux personnes âgées une plus grande autonomie, une qualité de vie et une sécurité accrue. Elles peuvent en conséquence vivre plus longtemps dans leur cadre habituel de vie.

 

 

Monsieur Marmontelli devant l'entrée de l'appartement

Immeubles intelligents : la solution ultime

La technique des immeubles intelligents est connue depuis 30 ans au Japon. Or la France ne brille pas pour développer cette technique. C’est lors de la construction d’un immeuble que le déploiement d’un réseau de surveillance et de gestion doit être envisagé. Surtout lorsque l’on parle de développement renouvelable. Un immeuble intelligent gère l’électricité, le chauffage, la consommation d’eau, les communications, la sécurité incendie, celle des accès, l’orientation des stores et leur ouverture-fermeture. Un réseau de surveillance à base de données infra-rouge et de cameras alimente en continu un technicien de permanence. Un autocommutateur gère les informations provenant de diverses sources : cameras, flux télématiques, flux téléphoniques internes à l’immeuble et flux externes.

En cas d’inoccupation d’un logement ou d’une aile de bâtiment des détecteurs à infra-rouge interrompent toutes les alimentations : chauffage, eau, lumière, etc. Les gains économiques réalisés diminuent les charges de fonctionnement. Mais c’est au départ un nouvel investissement qu’il faut réaliser et qui génère un surcoût immédiat. En conséquence seuls des groupes qui construisent, puis exploitent par la suite un bâtiment, sont ouverts à des dépenses d’investissement, qui diminuent durablement les dépenses de fonctionnement. Je citerai les locaux à usage commercial ou les hôtels du groupe Accor.

Or l’examen des pratiques de construction montre une véritable ignorance vis à vis des réseaux internes susceptibles de permettre la mise en œuvre de ces techniques (sauf pour certaines résidences haut de gamme). Un réseau suppose l’augmentation des surfaces affectées aux parties communes et donc diminue la superficie susceptible d’être vendue.

Comme il faut un siècle pour rénover l’urbanisme urbain, l’expérience Gerhome, apparaît comme un palliatif à une insuffisance d’investissement dans les immeubles d’habitation.

 

Guy Muller

Mission Japon 1989 pour France Télécom

 

MM. Comba et Wanjberg (Coderpa) dans l'appartement témoin

La cuisine de l'appartement-témoin
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Lundi 24 août 2009 1 24 08 2009 00:55

Une visite à Giverny (Oise) s’impose dans les jardins de Claude Monet
http://mullerdirpa.over-blog.com/article-34874396.html



ALZHEIMER :
CONFERENCE DEBAT : Un autre regard porté sur les personnes âgées. Quel accompagnement ? Quelle formation des personnels et des aidants ? 

 

 

A l’initiative de Monsieur Philippe MADDALENA, Président de l’A.P.M.E.S.S. 06 et de Monsieur Emmanuel BOUVIER MULLER, Directeur Général du CHU de Nice s’est tenue le lundi 4 mai 2009 à l’Espace des Associations à Nice, une conférence - débat animée par Madame Nicole POIRIER. Directrice de la Maison Carpe Diem, les Trois-Rivières au Québec, Mme POIRIER a mis en place un mode d'accueil des malades Alzheimer  tout à fait original basé sur le respect de l'autre.

 

 

Les âges de la vie - Léon Frédéric - Musée Royal d'Art moderne

En introduction, Monsieur BOUVIER MULLER a rappelé que la prise en charge des personnes âgées était, aujourd’hui, une priorité nationale. Il précise que cette conférence s’inscrit dans le cadre des travaux de l’Espace Partagé de Santé Publique dont il rappelle les composantes. Il se déclare impressionné par les travaux de Madame POIRIER.

Monsieur PRADIER, Chef de Service du Département de Santé Publique au CHU de Nice, rappelle que l’Espace Partagé de Santé Publique réfléchit sur la mise en place de la maison de retraite du 21ème siècle et qu’il est parvenu à élaborer un modèle qu’il compte présenter aux autorités compétentes. Il passe la parole à Madame POIRIER.

 

Le Canada en pointe 

Après visionnage d'un film tourné par une équipe française dirigée par Madame SERFATY à la résidence  Carpe Diem et dans une maison de retraite du Nord de la France, Mme POIRIER détaille le cheminement ayant abouti à cette expérience originale.

     Les débuts remontent à 1985 avec la création de l'association « Société Alzheimer de la Mauricie » dont le but était d'accompagner les familles de malades atteints d'Alzheimer. Puis, l'attention s'est portée sur les malades eux-mêmes pour lesquels a très vite émergée la nécessité de créer une « vraie maison » sans hiérarchie et dans laquelle on s'efforcerait de développer les capacités de chaque personne. Parmi les conditions de réussite du projet,  le travail avec les familles, le recrutement de personnels présentant des compétences relationnelles et, surtout, le respect de la personne se sont très vite imposés à l'équipe.

     Lancée sans permission ni financement, cette expérience a aussi mis en évidence, pour réussir, la nécessité d'un cadre souple. C'est ainsi que, en 1995, c'est un presbytère loué pour la circonstance qui a vu la première expérimentation « grandeur nature ».

     En 2003, c'est l'obtention d'un premier financement pour ce qui n'est toujours qu'une expérience quasi confidentielle qui va permettre de passer à une étape supérieure. C'est-à-dire de mettre en application certaines processus paraissant incontournables à l'équipe: commencer l'accompagnement des familles avant l'entrée dans l'établissement, préparer l'admission définitive par un accueil de jour, puis temporaire. En un mot, offrir à la personne un prolongement de la vie familiale.

     Cette expérience est aujourd'hui reconnue au Canada et dans nombre de pays, mais elle reste toujours marginale.

 

A la recherche de l’humanitude

Parmi les aspects lui paraissant essentiels et ayant orienté la réflexion de tous ceux qui se sont lancés dans cette aventure, Mme POIRIER insiste sur une certaine idée commune à tous et traduite par ces questions: que veut-on faire? Soigner ou surveiller? La réponse qui doit engager toute l'équipe, direction – administration – personnels et familles, peut se résumer ainsi: « oublier ce que l'on est pour découvrir l'autre ». Ou encore : « Ne pas faire à l'autre ce qui nous semble bon pour nous mais ce qu'il attend ». Et pour cela, assurer un accompagnement individualisé parce que chaque être humain a sa propre personnalité, son propre vécu, ses propres attentes.

Ce qui implique de la part de tout l'encadrement et du personnel  compétence – le savoir et le savoir être – et souplesse – pas de rigidité dans la façon de penser. Et donc, prise d'initiatives et de risques avec l'accord des familles.

     Mme POIRIER insiste également sur :

-     le rôle de la direction qui doit avoir une bonne philosophie de la gestion,

–         la formation des personnels,

–         le soutien aux équipes,  

–          l'organisation : rien ne doit être laissé au hasard, 

–         la constance dans l'approche de la prise en charge: pas de comportement changeant en fonction de l'accompagnant,

–         l'importance de relations  basées sur la confiance réciproque avec les familles.

Elle revient sur la nécessaire unité de vue de l'équipe qui passe par le refus de la hiérarchie. Il faut éviter, ajoute-t-elle, les 3 « P »: pouvoir – prestige – pognon.

 
Les vieilles - Goya - Musée de Lille

Le respect de la personne au centre de la démarche

En réponse à un certain nombre de questions venant de l'assistance, Mme POIRIER  fait savoir qu'elle considère l'agressivité des malades Alzheimer non pas comme une agressivité dirigée contre l'autre pour le détruire mais comme un moyen de défense de son intégrité, de son territoire, de sa personnalité. La meilleure façon de rendre quelqu'un agressif est de l'humilier.

La douleur non traitée ou l'inconfort d'une situation pénible qui perdure sont d'autres sources possibles de l'agressivité.

Il faut respecter le rythme de la personne : le patient a des droits non négociables (se lever, marcher, sortir...). Il doit se sentir comme chez lui. Ainsi a-t-il accès à la cuisine, peut-il s'endormir devant la télévision et croise-t-il la nuit du personnel en pyjama.

            Concernant le personnel, il est polyvalent. Leurs interventions évoluent tout au cours de la semaine ce qui permet à chacun de souffler (accompagnement à domicile, présence à la cuisine, accompagnement en institution).

Pour ce qui est des locaux, Mme POIRIER pense qu'un environnement physique pas idéal peut être compensé par un environnement humain.

 

            En conclusion Mme POIRIER a fait preuve, tout au long de la conférence, d'un enthousiasme et d'une force de conviction communicatifs. Elle nous a donné une belle leçon d'humanisme. Reste à savoir si ce modèle pourrait être transposable en France    (coût, rigidités administratives, conservatisme des mentalités...).

 

 Jean-Pierre MARMONTELLI

 

 

Par DIRPA - Publié dans : MAISONS DE RETRAITE
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 07 2009 00:00

Le Bien Vieillir

Au musée des Arts Asiatiques de Nice

Trésors du Bouddhisme au pays de Gengis Khan

Du 5 juin au 15 novembre 2009

http://mullerdirpa.over-blog.com/article-33745776.html

 

Au Forum Grimaldi de Monaco

Les Trésors des Romanov

Du 11 juillet au 13 septembre

En parallèle vous pouvez visiter St. Petersbourg et l'Hermitage
http://mullerdirpa.over-blog.com/album-1420023.html

INTERSYNDICALE DES RETRAITES des

ALPES MARITIMES

CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP, UFROS-CGT

 

 Cagnes, le Chateau

Rencontre entre Monsieur NEGRE, Maire de CAGNES du 30 mai 2009.

et MM. Mazzi et Marmontelli, pour l’Intersyndicale.

 

                Le rendez-vous était fixé pour le 30 mai 2009 à 8 heures…nous y étions à l’heure et Monsieur NEGRE également…Celui-ci nous a reçu seul.

            Après une présentation sommaire, et un « embryon » de présentation de notre démarche, Monsieur NEGRE, sans doute soucieux de nous démontrer que ses réponses ont bien plus de valeur que des questions que nous n’avions pas encore posées, engage ses propres positions.

 

Le Logement

Monsieur Negre  fait d’abord état de la très forte pression exercée concernant le logement par une demande croissante de personnes étrangères au département.  Il distingue 2 catégories : les personnes « riches », en particulier des retraités, recherchant une résidence sur la côte, mais aussi des actifs de régions sinistrées en recherche d’emploi et de logement. Ces derniers pensant que « crise pour crise », elle sera moins dure à supporter sur la Côte d’Azur !

            Monsieur NEGRE aborde ensuite le problème du logement social et indique qu’il y a à Cagnes sur Mer un manque très fort de logement social…le prix du foncier en étant la cause principale. La Loi SRU n’est atteinte qu’à 5 %.

            Pour pallier cette carence, Monsieur NEGRE indique qu’il impose à tout programme ou projet de construction un taux de logement social supérieur à 20 % pour tenter de rattraper le retard. Il fait aussi état d’un programme de logements sur un terrain en bordure de Cagnes qu’il ne pourra réaliser, les contraintes de sécurité liées aux zones inondables réduisant de façon drastique les surfaces constructibles et rendant de ce fait le projet financièrement irréalisable.

            Concernant toujours les logements sociaux, le Maire indique qu’il a créé une commission d’attribution de ces logements à laquelle il ne participe pas personnellement ; mais il précise aussi que face au problème de la mixité sociale, il souhaiterait que les communes soient beaucoup plus impliquées dans le choix des résidents.

            Un satisfecit que s’octroie Monsieur NEGRE cependant : la résolution du problème par sédentarisation que représentait les « nomades » (gens du voyage) installés à demeure sur la commune et la réhabilitation des immeubles de logements sociaux situés à proximité de la gare SNCF.

            En bref, Monsieur NEGRE constatant que les limites de la commune ne sont pas élastiques, souhaite faire : « de la ville sur la ville ».
.

 Le domaine du Loup

Personnes Agées

 En ce qui concerne les PERSONNES AGEES : Monsieur NEGRE indique que son Conseil Municipal  consulte régulièrement le Conseil des Seniors.

 

Maisons de Retraite

Il précise que Cagnes sur Mer a une Maison de Retraite publique « CANTA AZUR » et qu’il existe un projet de 2ème maison de retraite publique ; il indique aussi imposer aux promoteurs de résidences privées un quota de 15 % de places réservées à l’ Aide Sociale…c’est la simple application de la Loi !

 

Maintien à Domicile

Sur l’Aide au Maintien à Domicile, Monsieur NEGRE nous précise que cela représente l’activité principale du CCAS de la commune, qu’il existe un Foyer Logement avec des tarifs différenciés, que le recensement des personnes âgées isolées est très suivi, et que ces personnes font l’objet d’une attention particulière.

 
Cagnes, la vieille ville

Divers

Monsieur NEGRE nous informe enfin qu’il accorde une aide importante aux Associations d’aide aux démunis : Resto du Cœur et Croix Rouge essentiellement, en logeant gratuitement ces Associations.

           

In fine…Monsieur le Maire nous remercie (vers 9 heures 30 et au terme de son monologue) en regrettant que nous n’ayons pas répondu à ses questions !

 

Jean Mazzi

Par DIRPA - Publié dans : LA DEFENSE DES RETRAITES
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 07 2009 19:02

INTERSYNDICALE DES RETRAITES des

ALPES MARITIMES

    CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FGR-FP, UFROS-CGT

   


La délégation avec MM. Muller, Mazzi, Tiberti et Mme Jaquillard

Audience du 12 juin 2009 auprès de Monsieur Jean Paul DAVID  en Mairie de Nice.
La délégation syndicale est représentée par Thérèse Jaquillard, Jean Mazzi, Guy Muller et Alain Tiberti

 

Notre dernier courrier du 14 avril 2009 a finalement eu une fin heureuse. Notre interlocuteur précédemment Président du Conseil Général et devenu Maire de Nice, nous a fait recevoir par Jean Paul DAVID  chargé des relations avec le monde syndical.

Nous avons présenté notre intersyndicale, son rôle de lien entre les adhérents retraités et le monde associatif, politique et institutionnel. De plus nous avons développé la problématique qui a conduit nos recherches aux cours de ces dix-huit mois jusqu’à notre conférence de presse du 26 mars 2009 ainsi que le résultat de nos différentes rencontres avec les élus qui ont bien accepté de nous recevoir.

Monsieur DAVID nous a expliqué les raisons de retard apporté à notre rendez-vous (problèmes de courriers, de la maîtrise pour l’interlocuteur de l’ensemble des problèmes recensés…) Il se présente comme la personne désignée par Monsieur ESTROSI pour être à notre écoute et faire remonter dans les conseils municipaux nos interrogations et nos questions.

 
Monsieur Jean-Paul David

LE LOGEMENT                                 
Monsieur Estrosi est conscient du retard apporté dans la relance sociale en matière de logement. Il a demandé à la Communauté Urbaine d’inscrire le logement dans ses priorités et d’y mettre des moyens lourds (État, Conseil Général, Communauté Urbaine) Il en est de même pour la répartition géographique La volonté de Monsieur le Maire est de bâtir une ville habitable, où l’on peut mieux vivre ensemble.

 Alain Tiberti souligne notre inquiétude par rapport à la vente des logements sociaux. Monsieur David développe la politique sociale de la Ville de Nice. La vente des logements permet d’en reconstruire ailleurs, de permettre l’accession à la propriété à un prix favorable, d’éviter des délocalisations et de créer une dynamique de quartier.

 

Monsieur DAVID souligne que les transferts des compétences à la Communauté Urbaine permettent la mise en place d’une volonté commune et une vision cohérente qui s’organise autour de trois points :

-         Comment on organise le logement ?

-         Comment on l’organise dans le département ?

-         Comment on répond aux demandes ?

 

Le deuxième enjeu en matière de logement social concerne : la prise en charge du vieillissement. En effet Monsieur ESTROSI  tient sur ce sujet un discours propre à la Ville de Nice. Lors de la visite de Luc CHATEL Nice s’est positionnée comme ville pilote en la matière.

 

En instaurant un seul interlocuteur, la Communauté Urbaine, la réponse apportée en matière de logement est plus cohérente et rapide. Les superpositions antérieures ont disparu.

 
un membre de la délégation en situation délicate

L’HÉBERGEMENT DES PERSONNES AGEES

 Un gros effort de restructuration est mené depuis quelques années de façon à ce que les maisons de retraites ne soient plus des hospices.

Le Conseil Général répond au manque de places en autorisant l’ouverture d’établissements privés à condition de réserver un nombre de lits fixés par convention pour des personnes ayant des ressources modestes ( 20%) Cette pratique règle les problèmes des « petits budgets » sans faire appel à la collectivité. Le pourcentage fixé est pérenne et selon Monsieur DAVID satisfaisant. Le CCAS assure le contrôle et le placement ces personnes

 

Pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer la Fondation Claude Pompidou et la Mutualité française vont édifier un établissement sur l’emplacement de l’ancien hospice Dabray.  Madame Chirac parraine le projet. Dans l’immédiat l’établissement de la rue des Orangers assure un accueil de jour à vocation thérapeutique.  Le soutien aux familles et le transport des patients sont également assurés par le CCAS

  La Ville de Nice essaie de répondre vite aux problèmes que posent le placement de la personne âgée. Dans les mois qui viennent de bonnes nouvelles seront apportées dans ce domaine.

 

Si le placement en établissement ne concerne que 10% de la population des personnes âgées, le maintien à domicile pose un véritable problème (organisation, coût, personnel qualifié…..)

Les CLIC, organisés en 4 zones dans la ville, sont de véritables lieux de coordination et d’information. En permanente évolution par rapport aux nouvelles technologies ils sont le véritable et nouveau champ de l’aide à domicile dont on ne mesure pas encore toute la  portée.

Dans la construction de la Communauté Urbaine, et dans tous les domaines, la règle de base est la commune et la proximité. La commune doit rester la porte d’entrée et le lieu de proximité. Monsieur ESTROSI y tient.

 

Concernant le plan canicule, les personnes isolées déjà recensées sont suivies toute l’année. La territorialité des CLIC permet une remise à jour de la vigilance ainsi que la sensibilisation d’un quartier, du voisinage, des administrations avec le soutien des associations et des bénévoles.

 
POUVOIR D’ACHAT

 Les CCAS assurent le soutien des personnes en difficulté ayant un faible pouvoir d’achat. C’est un grave problème actuel et dans les années à venir pour les collectivités locales.

Les réponses apportées en matière de politique sociale dépassent le cadre de cet entretien.

 

LES HANDICAPES

La Ville de Nice a mis en place une politique du handicapé dans la ville. Le CCAS a initié un programme de transport à la carte (transport individualisé sur dossier médical).  Pour 1€  MobiAzur assure le transport des handicapés dans la ville et à la demande (prévenir par téléphone, délai un à deux jours)

Monsieur DAVID souligne que si l’accès dans les services publics reste à améliorer, l’intégration du problème dans le plan de relance va en améliorer les délais de réalisation.

La Ville de Nice a conduit une politique en matière de stationnement et essaie d’intégrer la notion du handicap au quotidien.

 

LA FISCALITE

Monsieur ESTROSI a fait procéder à un audit qui dans ses conclusions a démontré la nécessité d’une forte augmentation de la fiscalité municipale. Monsieur le Maire a veillé à ce qu’elle soit le plus modérée possible, malgré les contraintes des réalités. C’est une politique fiscale de modération et elle le sera encore plus dans les années à venir.

Le passage à la Communauté Urbaine a permis de dégager des fonds de l’État pour les écoles, la voirie…sans toucher à la fiscalité.

Le problème de la taxe professionnelle est abordé Pour le moment il n’y a aucune réponse:: entreprises ? Collectivités territoriales ? mais certainement pas les ménages

 

Au cours de l’entretien Monsieur DAVID nous a vivement conseillé de nous rapprocher de Madame Dominique ESTROSI, pour évoquer concrètement la loi SRU et les prévisions de constructions sociales.

Thérèse Jaquillard

L'Intersyndicale félicite la mariée et lui présente ses "meilleurs voeux de bonheur"

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Mardi 16 juin 2009 2 16 06 2009 19:23

Conférence du 15 juin 2009 au Conseil Général des Alpes Maritimes :

Vers une stabilisation du nombre de personnes âgées dépendantes d’ici 2020

 

C’est Eric Ciotti, le président du Conseil Général, qui ouvrait cette conférence commune avec l’INSEE. Il donnait d’emblée des chiffres sur l’effort consenti par le Conseil Général en faveur des seniors âgés, principalement via l’APA à domicile et en institution. C’est à plus de 165 millions d’euros que se chiffre la dépense départementale. Les perspectives délivrées par l’enquête sont donc un soulagement pour les finances départementales.

Avec le vieillissement de la population, les problèmes de dépendance des personnes âgées constituent une préoccupation croissante des acteurs publics. En raison du poids de sa population âgée et de son fort attrait résidentiel, le département des Alpes-Maritimes est tout particulièrement  concerné. Le Conseil général des Alpes-Maritimes a souhaité ainsi réaliser avec l’Insee une étude sur les personnes âgées dépendantes, qui vient compléter le recensement des besoins du département en personnel et en qualification effectué dans le cadre des travaux engagés suite à la signature de la convention avec la CNSA (Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie). Cette étude sera par ailleurs un élément de l’actualisation du schéma départemental gérontologique auquel le Coderpa sera associé.

 

La vie rêvée des retraités

La régression relative des Alpes Maritimes

En 2005, le département des Alpes-Maritimes est le département le plus âgé de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur : 28 % des personnes qui y vivent ont 60 ans ou plus ; 12 % ont 75 ans ou plus. En 2020, avec notamment l’arrivée à des âges élevés de la génération du baby-boom, la part de ces personnes devrait augmenter. Selon notre scénario central de projection de population, 31 % des habitants seraient alors âgés de 60 ans ou plus, tandis que 13 % auraient au moins 75 ans. Le poids de la population âgée de 60 à 75 ans évoluerait donc plus sensiblement que celui des plus de 75 ans.

Pourtant, au cours de cette période, les Alpes-Maritimes passeraient du département le plus âgé de Provence-Alpes-Côte d’Azur, au quatrième département le plus âgé parmi les six départements qui composent la région. En effet, le vieillissement y serait moins marqué que dans la plupart des départements : entre 2005 et 2020, le nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus augmenterait de 23 % dans les Alpes-Maritimes, contre 32 % dans l’ensemble de la région.

Par ailleurs, d’après nos méthodes d’estimation de la dépendance, la population dépendante après 60 ans ne devrait augmenter que très peu, de l’ordre de 1 %. Cette évolution serait de loin la plus faible de la région : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, la population dépendante augmenterait en moyenne de 11 % d’ici 2020.

La part de la population dépendante chez les 60 ans ou plus baisserait très légèrement, passant de 7 % à 6 %. Cette baisse, en partie due au recul de l’âge d’entrée en dépendance, serait liée à un effet pyramide des âges.

Les personnes âgées de 60 ans ou plus représenteraient 31,2 % de la population totale du

département en 2020 (contre 28 % en 2005) ; celles âgées de 75 ans ou plus constitueraient 12,8 % de l’ensemble de la population (contre 12,4 % en 2005). Ainsi, le département des Alpes-Maritimes passerait du département le plus âgé12 de la région en 2005, au quatrième département le plus âgé (cf. tableau ci-dessous).

 

 

Part des plus de 60 ans

2005

 

2020

Alpes Maritimes

28.0

Alpes de Haute Provence

33.8

Var

27.6

Var

33.4

Alpes de Haute Provence

27.2

Hautes Alpes

31.8

Hautes Alpes

24.8

Alpes Maritimes

31.2

Vaucluse

23.2

Vaucluse

28.4

Bouches du Rhône

22.2

Bouches du Rhône

26.5

PACA

24.9

PACA

29.6

Part des plus de 75 ans

 

 

 

Alpes Maritimes

12.4

Alpes Maritimes

12.8

Var

11.0

Var

12.6

Alpes de Haute Provence

10.7

Alpes de Haute Provence

12.5

Hautes Alpes

10.1

Hautes Alpes

11.4

Vaucluse

9.1

Vaucluse

10.5

Bouches du Rhône

8.8

Bouches du Rhône

10.0

PACA

10.2

PACA

11.3

 

Néanmoins, les Alpes-Maritimes restent le département où la proportion de 75 ans ou plus serait la plus élevée. Il serait presque rattrapé par les départements du Var et des Alpes-de-Haute-Provence.



 

Évolution du mode de vie des personnes âgées de 2005 à 2020

Stabilisation du nombre de personnes âgées en institution

Entre 2005 et 2020, selon la méthode d’estimation que nous avons retenue, le nombre de personnes âgées vivant en institution se stabiliserait dans les Alpes-Maritimes, comme sur l’ensemble de la France métropolitaine. La baisse ne s’observerait que dans les tranches d’âge correspondant aux classes creuses de la seconde guerre mondiale. En revanche, le nombre de personnes en institution augmenterait dans toutes les autres tranches d’âge.

Les Alpes-Maritimes se démarqueraient ainsi des autres départements de la région, qui seraient à

l’inverse tous concernés par un accroissement de leur population vivant en institution. En moyenne en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de personnes vivant en institution augmenterait ainsi de plus de 11 % en quinze ans.

 

Davantage de personnes âgées vivant seules chez elles à l’horizon 2020

Alors que la population âgée vivant en institution se stabiliserait, celle vivant à domicile devrait

s’accroître de 24 % entre 2005 et 2020. En 2020, la part des 60 ans ou plus vivant en ménage

ordinaire serait ainsi de 96,2 % (soit 0,8 point de plus qu’en 2005).

Au sein de cette population, le nombre de personnes âgées vivant seules devrait augmenter de

36,3 %. Ainsi, en 2020, sur 10 personnes âgées vivant à domicile, environ quatre seraient seules chez elles. Cette proportion (37,1 %) serait de 3,4 points plus élevée qu’en 2005, date à laquelle une personne âgée d’au moins 60 ans sur trois vivait seule chez elle.

 

La dépendance créatrice de 4 000 emplois

L’évolution de la dépendance dans les années à venir aura des effets directs sur sa prise en charge. Entre 2008 et 2020, compte tenu des orientations politiques en cours, l’emploi induit par la dépendance progresserait d’environ 30 %, ce qui représenterait une hausse d’environ 4 000 emplois liés à la prise en charge des personnes âgées dépendantes.

La création de 1 200 emplois serait nécessaire à domicile, tandis qu’elle serait de l’ordre de 2 800 dans les institutions. L’effort serait particulièrement soutenu concernant le personnel soignant, dont l’effectif devrait augmenter de près de 50 % sur la période.

 

 Un total de 17 400 emplois pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes à l’horizon 2020 apparaît nécessaire selon l’étude. Ce calcul résulte du cumul des emplois jugés nécessaires en Institution et au domicile :

Catégories de personnel

2008

2010

2015

2020

Evolution 2008/2020

Personnel médical et paramédical hors infirmiers

440

570

580

580

31.8

Infirmiers

1 660

1 870

2 080

2 180

31.3

Aides soignantes et AMP

2 890

3 780

4 370

4 620

59.9

Total du personnel soignant

4 990

6 220

7 030

7 380

47.9

Personnel éducatif, social, d’animation

160

220

220

250

56.3

Agents de service et d’entretien

2 110

2 550

2 550

2 550

20.9

Aides ménagères, aides à domicile, auxiliaires de vie

4 860

5 030

5 420

5690

17.1

Total du personnel aide de vie quotidienne

7 130

7 800

8 190

8 490

19.1

Personnel administratif et de direction

550

680

720

740

34.5

Services généraux (hors ménage)

670

790

790

790

17.9

Ensemble des personnels

13 340

15 490

16 730

17 400

 

Une très grande dispersion des revenus

 

Des ressources globalement plus élevées dans les Alpes-Maritimes qu’en

France…

Au 1er janvier 2005, les Alpes-Maritimes comptent 173 800 ménages dont le référent fiscal est âgé d’au moins 60 ans.

La moitié d’entre eux, soit 96 900 ménages, disposent d’un revenu (au sens de l’APA18) inférieur à 1 270 euros par mois ; l’autre moitié a un revenu mensuel supérieur à cette somme. En France métropolitaine, le revenu « médian » s’élève à 1 180 euros.

 

… mais plus dispersées

Les ressources des personnes âgées de 60 ans ou plus sont réparties de façon plus inégalitaire dans les Alpes-Maritimes qu’en France. En effet, dans le département, les revenus les plus faibles des 10 % de ménages âgés les plus aisés sont 4,6 fois supérieurs aux revenus les plus élevés des 10 % de ménages âgés les plus modestes. Ce rapport est supérieur d’un point à celui enregistré en France métropolitaine (3,7). Il est aussi le plus important parmi les départements de la région. Avec un rapport de 4,3, les Bouches-du-Rhône sont aussi un département où les écarts de revenus sont très élevés.

Ce sont les revenus du patrimoine qui augmentent le revenu de l’ordre de 7% par rapport à la France métropolitaine. Mais ces 7% sont concentrés sur peu de personnes.

 

En conclusion, cette étude, qui est très intéressante quand au vieillissement des seniors et aux emplois d’accompagnement nécessaire, n’apporte guère au constat sur le revenu.

 

Aussi il faut signaler l’existence de deux autres rapports de l’INSEE qui complèteront ce dossier :

Celui sur le logement en PACA qui donne le reste à vivre des seniors pour les Alpes Maritimes (Cote d’Azur dans l’enquête), après prélèvement du coût du foncier :


http://mullercoderpa06.over-blog.com/article-28698806.html


Celui sur la moyenne des retraites en France : http://focomposte06.over-blog.com/article-29898561.html

 

  Prise de notes, synthèse, Guy Muller

 
Par DIRPA - Publié dans : EDITORIAL
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